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La surcharge des classes, la goutte qui fait déborder le vase

الشروق أونلاين
  • 1995
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La surcharge des classes, la goutte qui fait déborder le vase

Après à peine une semaine de la rentrée scolaire 2012/2013, dont le coup d’envoi a été officiellement donné par le nouveau ministre à El Biar, Alger, les problèmes de surcharge de classes gagnent de terrain où plusieurs élèves sont sortis dans le rue pour exprimer leur ras-le-bol.

Une rentrée scolaire qui s’annonce tourmentée. Les syndicats de l’éducation tirent la sonnette d’alarme et menacent d’entamer des actions de contestations si les problèmes du secteur ne sont pas réglés.

La colère de surcharge d’effectif gagne aussi les associations des parents d’élèves, qui menacent de leur côté, d’investir la rue en compagnie de leur enfants écoliers, si ce problème persiste encore et tarde à trouver de solutions adéquates.

Les différents syndicats de l’éducation ayant pris part au forum d’Echorouk, s’accordent à dire qu’une série de problèmes dans le secteur restent encore en suspens, ce qui d’ailleurs risque de mener ces syndicats à renouer avec la contestation en ce début de la nouvelle année scolaire.

Parmi les problèmes soulevés par les syndicats, on cite les anomalies que contient le statut particulier des travailleurs du secteur, la marginalisation des instituteurs du primaire, les enseignants du moyen, les laborantins, les économes ainsi que la catégorie des corps communs.

« Le statut particulier des travailleurs de l’éducation contient toujours des anomalies, et en tant que syndicat, refusons catégoriquement ce qui a été mentionné dans ce statut, à savoir la marginalisation et la « hogra » à l’égard des instituteurs au nombre de 80 000, lesquels se retrouvent privés de leur droit à l’intégration et à la promotion », clame le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation professionnelle (Unpef), Sadek Dziri.

Et le président de l’Unpef d’ajouter: « En plus des problèmes sus-cités, il y a aussi le problème des proviseurs qui font l’objet de la hogra, lesquels se retrouvent en pied d’égalité avec les enseignants. C’est pourquoi ils menacent de revenir à exercer la profession d’enseignement, tout les comme les directeurs des lycées qui sont aussi marginalisés ».

« Cette revendication et celles liées à la médecine de travail, les primes du Sud sont toujours nos revendications principales lesquelles doivent être réglées en urgence si l’on veut mettre un terme aux contestations du secteur », a-t-il tenu à rappeler.

Il est inacceptable que des enseignants du Sud ne bénéficient pas d’une prime pédagogique, d’ailleurs des documents attestent clairement qu’enseigner au Sud pendant une année égale à une année et trois mois au Nord, dont le gouvernement précédent s’est accordé à accorder des primes spécifiques à cette catégorie demeurant non applicables à ce jour, a clamé de son côté, le président du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane.

Celui-ci a évoqué également le problème du manque d’encadrement, en affirmant que près de 36 mille enseignants vont très prochainement prendre leur retraite.

Pour sa part, le président du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), Nouar Larbi est revenu sur la question des primes du Sud qui met encore de la pression sur les travailleurs, en affirmant que cette question pourrait éclater à l’avenir.

Nouar Larbi s’accorde avec d’autres syndicalistes à dire que les lacunes que contient le statut particulier des travailleurs du secteur et le problème de médecine de travail doivent être résolus en urgence.

D’autres syndicats relevant du secteur de l’éducation nationale, ont appelé quant à eux à la tenue d’une conférence nationale pour examiner le processus des réformes engagées dans le pays, qu’ils qualifient de nécessaires et qui constitue l’une de leurs revendications à remettre au nouveau ministre, Abdelatif Baba Ahmed.

Celui-ci, rappelons le, s’est dit prêt à évaluer les précédentes réformes engagées par son prédécesseur, Boubekeur Benbouzid.

Les parents d’élèves menacent de sortit dans la rue

De leur côté, les Associations des parents d’élèves déplorent le problème de surcharge d’effectifs qui selon elles a mal tourné cette nouvelle rentrée scolaire 2012/2013, où certains lycéens ont dû investir la rue pour contester contre ce problème.

« Dans certains établissements scolaires, on retrouve 50 élèves entassés dans une classe. De plus, il y a des parents d’élèves quiç ont également refusé de faire entrer leurs enfants aux écoles primaires, où il y a encore des élèves qui ont plus de 16 ans d’âge. Selon eux, il y a de quoi craindre pour leurs enfants de 6 ans », a souligné la vice-présidente de l’Union nationale des associations des parents d’élèves, Fatima-Zohra Meradi.

Mme Meradi a dit également que certains parents d’élèves menacent de sortir dans la rue avec leurs enfants, si le problème de surcharge reste encore non résolu, en dénonçant les conditions de scolarisation de leurs enfants.

Quant à Zoubir Yahiaoui, il reproche à l’administration sa mauvaise planification qui a entraîné cette surcharge de classe.

« Il n’y a pas uniquement les lycées qui souffrent de problème de surcharge d’effectif, car les classes de 1re et 2e année primaire soufrent elles aussi de ce problème. Il y a dans certaines écoles, où pas moins de 40 élèves sont entassés dans une même classe », a affirmé Zoubir Yahiaoui.

Les associations des parents d’élèves ont dit que ce problème de surcharge persistera encore d’une saison à une autre. Après avoir connu ce problème dans le cycle moyen, il passe à présent au cycle secondaire, ont-elles tenu à préciser.

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