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L'accord de sécurité à l’épreuve du parlement irakien

L'accord de sécurité à l’épreuve du parlement irakien

Le projet d'accord de sécurité américano-irakien est soumis ce mercredi devant le parlement à Bagdad. Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki souhaite que l'accord fasse l'objet d'un consensus, ce qui est loin d’être joué d’avance.

  • Le parlement irakien se prononce ce mercredi sur l’accord relatif au retrait des troupes américaines d’ici 2011. La séance promet d’être houleuse car l’accord en question ne fait toujours pas l’unanimité. Les kurdes affichent leurs réticences en raison des différends les opposant au gouvernement, alors que les députés chiites et sunnites sont partagés sur l’accord.
  • L’Alliance kurde qui compte 53 députés se rétracte en soutenant que des “erreurs ont été commises durant les négociations, menées sans transparence et sans que le Parlement ni le peuple ne soient informés”. Les Kurdes qui en veulent au premier ministre d’avoir initié la formation de milices tribales pro-gouvernementales nommées “Comités de soutien”, estiment que les affaires intérieures, comme le problème du Kurdistan, sont prioritaires et ceux sont elles qui aideront à résoudre les questions étrangères.
  • Au Parlement, les sunnites fort de 56 députés sont hostiles au projet, excepté le groupe “Conseil du dialogue national”, minoritaire, qui juge que c’est l’option la moins mauvaise.
  • Les chiites affichent des positions assez disparates. Le plus grand groupe parlementaire, l’Alliance unifiée irakienne qui regroupe 85 députés votera en faveur de l’accord. Il déclare que “Ce n’est pas le choix idéal mais c’est le meilleur choix car au moins, il fixe un calendrier pour le départ des troupes américaines et réglemente l’action de la coalition”. Un autre groupe chiite, Fadhila, moins important avec ses 15 députés conteste certains points de l’accord alors que les sadristes, au nombre de 30 dans l’hémicycle, rejettent catégoriquement le texte estimant qu’il viole la souveraineté de l’Irak et légalise l’occupant américain qui est entré par la force.
  • Le chef de ces derniers, Moqtada Sadr, a rassemblé cette semaine dans les rues de Bagdad, des milliers de ses partisans qui ont dénoncé l’accord passé avec Washington.
  • L’accord doit être approuvé par 138 voix sur 275. L’on pourrait d’emblée penser qu’il passera comme une lettre à la poste, sauf que les positions affichées par les leaders des différents groupes ne font pas office de consigne qui sera suivie lors du vote.
  • Si ce texte, censé offrir un cadre juridique à la présence des soldats américains en Irak après le 31 décembre prochain, n’est pas approuvé par le parlement irakien, de nombreux pays arabes seront soulagés. Certains affichent en effet un silence qui en dit long sur leur opinion, d’autres le disent haut et fort comme la Syrie : ils ne veulent plus des GIs en Irak. Même le futur président de la Maison Blanche Barack Obama est pratiquement de cet avis puisqu’il compte entamer le retrait des troupes américaines dès son investiture.  Un retrait qui s’achèvera bien avant l’échéance “souhaitée” par al-Maliki.

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