Laddh: “La LF-2016 menace la paix sociale”
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh) a mis en garde contre le contenu du projet de loi de finances (PLF-2016) qui menace sérieusement la paix et la stabilité du front social à travers l’imposition de nouvelles taxes.
La Laadh a ,par ailleurs, exigé des réponses fiables sur le sort des 200 milliards de dollars consacrés à l’investissent durant ces dix (10) dernières années, l’utilité d’effacement des dettes de 16 Etat estimées à 1400 millions de dollars face au trafic de la devise et la surfacturation des importations.
La Ligue a également tiré la sonnette d’alarme quant aux risques d’une déstabilisation du front social en raison des impôts et des taxes inclus dans le PLF 2016. Pour le secrétaire général de la Ligue, Keddour El Houari, un nouveau système féodal est sur le point d’être créé en Algérie.
Un communiqué de la Laddh a fait savoir que la couche démunie de la société algérienne représente 40% de la population, soit plus de 14 millions de pauvres, qui verra sa situation plus durcie avec l’imposition de nouvelles taxes, ce qui devrait menacer la paix sociale.
Par ailleurs, elle s’est dite étonnée par l’attitude du gouvernement qui attribue la responsabilité du gaspillage à seul le peuple auquel il demande de rationaliser ses dépenses tandis qu’« il (gouvernement) ferme l’oeil la cause principale dans la mauvaise gestion de l’argent public, le trafic de la devise et l’absence d’un produit national en dehors des hydrocarbures».
Ledit document, dont Echorouk détient une copie, insiste sur la nécessité d’interroger le gouvernement sur le budget de 200 milliards de dollars dépensé ces dix dernières années dans des investissements qui n’ont aucun effet, dont le détournement des 4.000 milliards consacrés durant ces deux dernières décennies pour soutenir les fellahs et augmenter la production », en se justifiant par des « arguments liés au climat, la préparation des terres et l’achat du matériels sur papier!».
De ce fait, la Ligue insiste sur l’ouverture d’une enquête sur le sort de ces sommes d’argent et la sanction de ceux qui sont à l’origine de la mauvaise gestion de l’argent public.