Lakcasi:«L’empire des Devises touche à sa fin»
Après avoir été violemment malmené par un groupe de députés, lors de sa présentation ce mardi du rapport de l’évolution de la situation économique et monétaire en Algérie, le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Lakcasi,a dévoilé les motivations et privilèges des bureaux de changes officiels ,que comportera le nouveau décret qui sera prochainement publié dans le journal officiel.
Répondant aux préoccupations des députés, M.Lakcasi a écarté tout blocage de la part de l’institution financière ou absence de volonté politique dans l’affaire des bureaux de change. Preuve en est, il a affirmé que des agréments ont été octroyés à 46 agences, mais seulement six ont été opérationnelles : « 13 agences ont renoncé à cette activité et 27 d’autre ont fait l’objet de retrait d’agrément pour non-ouverture de bureau, vu que la marge de bénéfice n’est pas importante », a-t-il affirmé.
Revenant sur la question soulevée par la quasi-totalité des députés à savoir la dépréciation continue du dinar face au dollar et à l’euro, le gouverneur de la BA a assuré que le taux de change effectif réel du Dinar n’était pas aléatoire mais basé sur des fondamentaux que sont le prix du baril de pétrole, le niveau des dépenses publique et le différentiel d’inflation entre l’Algérie et ses principaux partenaires commerciaux.
Quant au taux de change nominal, il est déterminé sur la base de l’offre et la demande et in n’est pas loin du taux de change effectif réel : « Nous n’avons pas d’éléments inconnu qui rentre dans le taux de change et sur lequel nous pouvons agir pour augmenter ce taux ».
Sur une question relative à l’indisponibilité des petites pièces de monnaie, il a assuré que la BA travaillait pour augmenter la capacité de production de ces pièces, pour que ces pièces soient disponibles et normalement utilisées au niveau des agences bancaires et des centres d’Algérie Poste. Sur les 462 députés que compte l’APN, 70 ont participé aux débats sur le rapport de conjoncture économique et monétaire du pays pour 2014 et 2015, alors que la séance plénière consacrée aux réponses du Gouverneur n’a vu la présence que d’un cinquième de l’Assemblée.