L’Algérie risque le sort du «Titanic» !
L’initiative «Nebni» a assimilé le gouvernement algérien, qui ne prend pas très au sérieux les signaux lui provenant de toute part sur la vulnérabilité de l’économie nationale, au commandant de bord du célèbre navire «Titanic» qui, pourtant alerté à sept reprises, a négligé les signaux qui lui ont été transmis en entraînant ainsi le naufrage de son navire après avoir percuté un iceberg, en faisant ainsi près de 1500 victimes.
En exposant la situation économique du pays, «Nebni» a fait savoir que l’Algérie ne semble pas mesurer la situation, caractérisée par la chute drastique des cours du pétrole, en s’obstinant à continuer à dépenser à coups de milliards provenant de la rente pétrolière, en courant d’ailleurs le risque de connaître le même sort que le “Titanic”, dont le commandant de bord aurait pu éviter une telle catastrophe s’il avait amorcé le virage à temps.
L’initiative a expliqué que le gouvernement venait de commettre la même erreur que celle du “Titanic”, en freinant brusquement sans autant changer de direction, et tendait à reproduire la même erreur, lors de la crise de 1985, en décidant de geler l’investissement public et reporter les réformes sociales et économiques qui s’imposaient alors.
Pour Nebni, le gouvernement ne fait que reporter l’impact de la crise en prenant la décision de réduire les dépenses ayant moins d’impact sur le citoyen.
Aux yeux des initiateurs, toutes les éventuelles réformes que le gouvernement devrait engager pour réduire la dépendance totale des hydrocarbures, ne se feraient que sous la contrainte.
La même initiative estime que la première réaction des autorités du pays, quant à la baisse des prix du pétrole, nous laisse pressentir un remake de la situation, sachant qu’aucune décision significative n’ait été annoncée et non moins une ambition pour un changement profond.
Pour Nebni, la crise qui se profile à l’horizon pourrait profiter au pays, si elle éveillait les consciences sur la nécessité d’engager des réformes concrètes permettant au pays d’éviter des erreurs mortelles qui rappellent celles des années ’80.
En outre, elle estime que le problème actuel ne réside pas dans la baisse des prix des hydrocarbures, mais dans la capacité du pays à maintenir le volume de ses exportations à moyen terme.