Lamamra répond aux accusations marocaines
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a enfin commenté les relations diplomatiques algéro-marocaines.
M. Lamamra a rappelé que l’Algérie pilote le dialogue intermalien à la demande du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) :« Ce que je sais, c’est qu’à l’occasion de sa visite à Alger, le 19 janvier, le chef de l’État malien a solennellement demandé au président Bouteflika que son pays facilite le dialogue intermalien prévu par l’accord de Ouagadougou du 18 juin ».
Lors d’un entretien accordé au Magazine Jeune Afrique, M.Lamamra n’y voit pas l’intérêt d’inviter le Maroc pour prendre part au processus d’Alger visant à trouver une solution à la crise malienne : « À quel titre le Maroc aurait-il dû être ? », s’interroge M. Lamamra : « Pourquoi entretenir le cliché selon lequel l’Algérie s’emploierait à isoler le Maroc ? », s’est encore interrogé le chef de la diplomatie algérienne.
Le Maroc fait des mains et des pieds pour jouer un rôle de premier plan dans la résolution du conflit malien. Celui ci entend disputer à l’Algérie, son rival historique, son rôle de médiateur traditionnel entre le pouvoir de Bamako et les rebelles touareg.