L'Ambassadeur de France à Alger,Xavier Driencourt à Echorouk: “il y a entre les deux pays des dossiers qui irritent”
L'Ambassadeur de France en Algérie Son Excellence, Xavier Driencourt, communique prudemment mais sereinement , sans recours aux techniques de la tergiversation souvent bien admises.Il aborde à l'aise tant de dossiers brulants entourés d'une polemique à jamais inscrite dans l'ordre chronique. Dans cet entretien, il accepte de nous répondre “sportivement ” sur des non dits et affiche une solide prédisposition à croire, et à vouloir surpasser ce qu'il qualifie d”irritants” entre Paris et Alger. Il ambitionne diplomatiquement de rebatir cette passerelle franco- algerienne livrée aux aléas d'un passé surchargé et d'un futur qui condamne les deux pays à se retrouver , ineluctablement, noués par des imperatifs communs qui tracent malgré toutes les divergences, le schema tant souhaité d'une coopération fatalement incontournable.
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Echorouk: Le Président Abdellaziz Bouteflika devait effectuer une visite d’Etat en France au cours de l’année 2009 mais cela n’a pas été concrétisé jusqu’à présent… Qu’en est-il exactement ?
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Xavier Driencourt: En fait, cette visite du Président Abdellaziz Bouteflika en France est toujours à l’ordre du jour.
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Des contacts étroits entre les officiels des deux pays sont toujours en cours dans le but de peaufiner la préparation de cette visite qui revêt un caractère très important car se sera une visite d’Etat et non une visite ordinaire.
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Nous faisons tout pour assurer la totale réussite de cette prochaine visite en France du chef de l’Etat Algérien.
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Il faut donc savoir qu’en 2009, il y a eu un flux continu de visites entre Paris et Alger, malheureusement, la visite
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d’Etat du président Bouteflika n’a pas pu avoir lieu en raison des agendas de part et d’autre.
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On espère bien qu’elle aura lieu en 2010.

L’Ambassadeur de France à Alger et les journalistes d’Echourouk au cours de l’interview
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Q: Peut on savoir la date précise de cette visite en France du Président Bouteflika?
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R: Je ne peux pour l’instant vous donner une date précise car les préparatifs sont toujours en cours dans les deux pays.
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je peux juste vous dire qu’il y ‘a un travail qui se fait dans ce sens pour justement bien préparer les prochaines échéances .
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l’idée de part et d’autre est qu’il y’ait de la substance car il s’agit d’une visite d’Etat .Ce n’est pas comme une visite de travail et il ne s’agit pas non plus d’une visite officielle. Donc c’est une visite tout à fait particulière qui requiert comme vous le savez des préparatifs appropriés. S’agissant de l’Algérie et compte tenu du fait que c’est une visite d’Etat et que c’est un partenaire important, l’Algérie, on souhaite la préparer le mieux possible de part et d’autre. On souhaite donc au même titre que la partie algérienne, avoir sur la table un certain nombre d’accords et de sujets importants qui intéressent les deux pays. Donc ce ne sera pas une visite banale.
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il faut donc laisser aux deux présidents et à leurs collaborateurs le soin de fixer la date.
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Q: Il est clair que certains dossiers non résolus jusqu’à présent entre la France et l’Algérie ont entravé le déroulement de la visite du Président Bouteflika en France. Quels sont donc les dossiers pendants qui enveniment toujours les relations Algéro-Françaises et qui empêchent leur raffermissement? Des dossiers “toxiques” dans les rapports entre les deux pays?
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Vous partez donc du principe que les relations algéro-françaises sont toxiques? Non , je ne crois pas qu’on en soit là dans les relations entre les deux pays. Vous considérez donc que les relations entre les deux pays sont mauvaises. Non je ne suis pas d’accord avec vous.
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Il y a par contre comme on dit en québécois, un certain nombre d’irritants. Des choses qui irritent et qu’il faut régler ensemble. Il y’a cette malheureuse affaire Haceni du nom de ce diplomate Algerien qui a été arrêté par un juge français et qui n’est toujours pas réglée .Je sais que c’est un sujet qui irrite beaucoup les autorités algeriennes et on leur donne des explications .On leur dit que les juges d’instruction français, le pouvoir exécutif n’a pas autorité sur eux. La meilleure preuve est qu’en France un ancien président de la république est poursuivi par un juge d’instruction. cela montre que ces magistrats sont totalement indépendants .Donc il y a cette malheureuse affaire Haceni , je dis bien malheureuse parce que cela fait un an qu’elle dure et qu’elle irrite au plus haut point les autorités algériennes. Il y’a également toutes ces questions liées au grand sujet de la mémoire, qui sont aussi, du coté algérien, je dis bien du coté algérien, vues comme un problème parce que les algériens considèrent qu’on n’est pas allé assez loin sur cette question là. il y a aussi la question du Sahara Occidental qui est un sujet qui irrite également les algériens qui considèrent que nous sommes trop proches des marocains sur ce dossier. Voila en gros les quelques irritants .Peut être aussi faudra t il rajouter que les Algériens, sur un autre volet reprochent aux entreprises françaises de ne pas être assez dynamiques. Mais toutes les missions qu’il y’a eu en Algérie de la part du MEDEF ainsi que des entreprises françaises montrent que cela n’est pas vrai.
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je pense que, en gros ce sont là, les dossiers, que souvent, les Algériens considèrent comme étant un problème.
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Qu’en est il de la question de la repentance de la France pour ce qui a trait à son passé colonialiste en Algérie?
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Il faut se rappeler que lors de sa visite en Algérie , il y a deux ans environ , le président Nicolas Sarkozy a eu des mots extrêmement forts lorsq’uil a dit que le système colonial etait injuste. le président de la république s’est donc exprimé très clairement là dessus.
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Q: Pensez vous qu’une telle déclaration soit suffisante pour répondre aux attentes de la partie algérienne?
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Oui, mais aucun président de la république n’avait tenu ce genre de propos. Moi je me dis qu’il faudra peut être trouver quelque chose soit à l’occasion d’une visite d’Etat, soit quelque chose que l’on préparera si possible ensemble en 2012 à l’occasion du 50 eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. de toutes les façons aucun président français n’est allé aussi loin que le président Sarkozy dans son discours tenu à Constantine.
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Q: L’idée que vous évoquez là et qui consiste à co-organiser le 50eme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie est t elle d’ores et déjà inscrite au programme de votre ambassade ou est- elle plutôt une initiative personnelle?
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Je peux juste vous dire que j’y réfléchis. Je pense que ce sera une date importante et l qu’il ne faut pas la laisser passer comme ça.avec mes collaborateurs de l’ambassade et ceux de Paris je réfléchis à cette question. L’année 2012 sera une année importante dans l’histoire de l’Algérie. Ce sera formidable si on peut y arriver. C’est vrai que c’est une idée personnelle mais je me dis qu’il faut y penser. L’idée est personnelle mais comme je suis egalement ambassadeur de France à Alger alors cette idée on peut considérer qu’elle n’est pas totalement personnelle.
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Q : Y a t il un groupe de travail sur la mémoire?
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Il n ‘ y apas de groupe de travail sur la mémoire .les archives françaises sont ouvertes à tous les cherchjeurs Algeriens.Donc il y’a eu des accords signés dans le domaine des archives.
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Tout cela fait partie du même ensemble, le travail de mémoire, les questions d’archives et celle que vous appelez par repentance. Nous avons bien noté ce que disait tout récemment M Belkhadem et nous avons bien noté ce que disait le président Bouteflika le 8 mai dernier sur le fait qu’il fallait trouver des voies nouvelles dans les relations franco- algeriennes sur la question de la mémoire .Donc tout cela demande à être travaillé.
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Q : C’est à dire ? Quand vous dites que vous avez bien pris note, est ce à dire que le débat est ouvert?
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Je crois que le débat est déjà ouvert. On a donc noté egalement, même si on n’est pas d’accord, le projet de loi algérien voulant criminaliser la colonisation française. Tout cela fait partie de vos prises de positions, coté algérien. Du coté français , encore une fois la position officielle , elle, a été exprimée par le président de la république. Il y’a d’autres gens qui ont d’autres points de vues sur cette période là et je crois qu’il faut en parler.
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Q: quels seraient selon vous les moyens et voies susceptibles de surmonter ces divergences algéro-françaises?
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Les relations bilatérales vous savez, elles ont des hauts et des bas .Cest comme la crise economique, cela peut être en V, en U en W .On est dans une période basse en ce moment et il faut qu’on remonte.
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Je pense donc qu’il faut avancer sur tous les chantiers, l’économie, la culture, les questions diplomatiques, les questions de mémoire ainsi que celles liés aux flux migratoires.
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Q: revenons sur un point dur, celui lié à la position française sur la question du Sahara occidental…
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J’ai dit que la position française consiste à soutenir le plan présenté par l’ONU. Mais les Algériens considèrent que nous sommes plus proches du Maroc sur cette question.
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Q: donc vous reconnaissez que vous etes plus proches du Maroc que de l’Algérie?
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Non je dis les algeriesn considèrent que nous sommes plus proches du maroc.Nous, nous sommes pour le plan des nations unies. Nous soutenons la proposition de Christopher Ross sur le sahara.Les algeriens estiment que nous sommes donc pro- marocains. C’est vrai que c’est un sujet de difficulté entre la France et l’algerie.
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Q: A la faveur de la derniere visite d’une délégation du MEDEF il a été annoncé l’intention ferme de la France de rester le premier partenaire de l’Algérie. Comment interpréter une telle annonce, voire un tel redéploiement?
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Moi je soutiens ce que la présidente du MEDEF a declaré car cela part d’un constat qui montre que nous sommes aujourd’hui le premier partenaire de l’Algerie. C’est un fait, pour des raisons historiques, des raisons de proximité géographiques. Les entreprises françaises sont les premiers partenaires de l’Algérie. On compte à peu près 430 entreprises françaises installées en Algérie dans tous les secteurs.l’Agroalimentaire , l’énergie , le médical etc. Et c’est ce qui fait la richesse des relations franco algeriennes.Si nous n’étions présents comme les Américains que dans le petrole, nous ne serions pas un partenaire important de l’algerie. Donc nous souhaitons rester presents en Algerie et ce qu’a voulu dire la présidente du MEDEF, c’est qu’il ne faut pas s’arreter à des considérations liées à la loi de finances complémentaire. Il faut se projeter dans l’avenir et ce malgré les difficultés pour essayer de construire une relation de partenariat gagnant – gagnant. Donc nous nous battrons pour rester un partenaire majeur en Algerie.
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Q: Quelle évaluation faites-vous des investissements Français en Algérie jusqu’à présent?
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R: En fait, le montant global des investissements Français en Algérie s’élève jusqu’à présent à environ 1,5 milliards de dollars, soit une moyenne de 350 millions d’euros par année.
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Je vous signale également que les entreprises Françaises activant en Algérie emploient directement un total de 35 mille Algériens et ces chiffres, je suppose, sont loin d’être négligeables, bien au contraire et ce grace entre autres à la proximité géograohique etc…
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Q: et pensez vous forcément que cette proximité géographique soit à la hauteur des ambitions affichées de part et d’autre?
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je pense que cette proximité devrait jouer davantage. Voyez par exemple les entreprises à Marseille , elles sont toutes tournées dans leurs relations d’affaires vers l’afrque du nord notamment l’Algerie . Il faudrait juste que l’Algerie soit un pays accueillant pour les entreprises, qu’il y ait des règles juridiques stables .On a la meme chose en France quand on veut attirer des investissements directs on sait qu’on est en concurrence avec la Grande Bretagne , l’Allemagne ou l’Espagne.
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Q.: En tout cas ce n’est pas ce qu’ont préféré certaines entreprise françaises à l’image de Renault qui réalise un excellent chiffre d’affaires en algerie et qui a preféré aller investir dans un pays voisin. Avez vous des échos sur cette affaire ou sur certaines firmes françaises importantes qui souhaitent venir en Algerie pour essayer quelque part de rectifier le tir ?
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C’est un point important mais je crois que les discussions entre industriels français et leurs partenaires Agériens il ne m’appartient pas de les commenter; je pourrais le faire le jour ou les decisions auront été prises. IL y a par contre des projets de firmes françaises qui s’apprêtent à investir en algerie. j ai transmis tout récemment à mes interlocuteurs algeriens une liste de projets français dont on a parlé avec la présidente du Medef.
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Q:Peut on connaitre les noms de ces entreprises françaises ?
- je ne peux pas vous le dire , je vous dirai juste qu’elles relèvent du ecteur bancaire…
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Je voudrai egalement vous citer quelques chiffres car on critique souvent les banques françaises installées en Algerie.
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la BNP PARIBAS emploie 1200 personne au meme titre que la Societe Generale alors que Michelin emploie 800. Sodexo pour sa part emploie quelques 3000 personnes dans le secteur de la restauration.les entreprises françaises viennent realiser des investissements et de l’emploi, ce sont des choses concrètes ; elles ne viennent pas pour construire des routes pour ensuite disparaitre…..
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Q : Vous citez des chifres éloquents sur les emplois créés par les entreprises françaises,on s’en felicite mais on voudrait egalement savoir quel est le niveau des bénéfices transférés par ces memes entreprises?
- Je vous dirais que toutes les banques françaises presentes en Algerie reinvestissent tout en Algerie
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Q/Et Michelin?
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Pour Michelin , je ne sais pas ; je sais que toutes les banques françaises réinvestissent leur bénéfices en Algerie.
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c est de l’argent qui reste en Algerie
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Q/ Oui mais on reproche à ces memes banques d ‘etre timides et de ne pas trop s’impliquer dans le financement reel de l’economie…
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Cest vous qui le dites,ce sont les journalistes qui le disent; c’est l’image que vous, journalistes vous avez vehiculée. C’est du bla bla,non, je ne suis pas d’accord.
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Q : Mais leur participation dans le financement de l’économie est totalement négligeable
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Il y a des règles algeriennes qui font qu’elles ne peuvent pas financer l’industrialisation algerienne . ce sont des règles algeriennes pas françaises ;on leur dit qu’elles ne peuvent pas s’impliquer dans cette opération, si ces banques étaient timides elles ne seraient pas là…
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Q Alors que les operateurs ,de part et d’autre en France comme en Algerie se sont elevés pour dénoncer les dispositions de la loi de finances tant contestée, vous excellence , vous etes lancé dans une délicate mission en vous investissant personnellement à défendre cette loi de finances. vous avez donc trouvé des points positifs à cette loi et vous etes parvenus à vendre” ce produit; qu’avez vous dit pour convaincre vos interlocuteurs Français?
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Qu’auriez vous dit, si, moi, ambassadeur , j’avais pris la tete des opposants à la loi de finances complementaire ?je vois très bien l’article que vous auriez publié . Les français , nous font la leçon ils se croient encore au temps de la colonisation etc ,etc…;Si j’avais rajouté ma voix aux critiques de l’economie algérienne, les entreprises françaises ne seraient sûrement pas venues à Alger pour continuer à faire des affaires.
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Q:Et donc grâce à votre soutien à cette loi totalement controversée à un certain moment, les autorités algériennes tirent un bon dividende de votre travail de persuasion que vous avez mené en France.Vous avez bien défendu la loi algérienne…
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Vous me prêtez la un pouvoir que je n’ai pas
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Q N’est il pas vrai qu’en realité vous avez surtout expliqué aux operateurs français que la loi de finances sert beaucoup plus leurs interets, notamment via l’institution du credit documentaire qui securise et garantit les paiements ? Donc vous avez expliqué que cette loi était en réalité avantageuse à la partie française?
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Je n’ai fait que mon travail!…
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Q: Revenons aux entreprises françaises, comment expliquer que les Chinois qui sont à mille lieux de l’Algerie viennent Y investir et travailler en dépit de tout ce qui se dit sur le cadre juridique et la contrainte réglementaire?
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Les chinois ne sont pas là de la meme façon que les entreprises Françaises.Citez moi des exemples d’entreprises chinoises qui ont creé des emplois, des investissements comme le font les français.le montant des investissements chinois n’a rien à voir avec celui consenti par les Français.Les chinois viennent construire des routes etc. mais ils ne creent pas de la richesse ; écoutez en visitant des chantiers j’ai constaté que c’était des chinois qui travaillent moi en tant qu’ambassadeur je regrette que ces chantiers ne soient pas realises par BOUIG ou VINCI je constate que les Chinois sont là , ils ont de sprix plus interessants et ils font venir de la main d’oeuvre.
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Q Que pensez vous du préalable posé par notre ministre de l’énergie sur la question de la signature de l’accord énergétique avec l’union européenne en conditionnant cet accord par une plus grande liberté de circulation?
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En simplifiant,je vous dirais que c’est gaz contre visas.
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Nous, travaillons dans notre domaine, nous avons un accord particulier avec l’algérie sur la circulation des personnes et nous sommes en cours de discussion avec l’algerie sur les dispositions de cet accord
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Q C’est à dire ?
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Et bien l’accord Franco- Algérien de 1968 qui régit les déplacements entre les deux pays on est entrain de discuter pour l’ameliorer et donc on va dans le sens de ce que dit M Chakib Khelil.
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Q vous l’ameliorez comment ? qualitativement ? plus de visas ? pouvez vous etre plus explicite?
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Là vous m’en demandez trop
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Je vous dirai seulement que le dispositif de la circulation des personnes ira dans le sens de ce que dit votre ministre de l’énergie
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Ce sont des discussions techniques actuellement entre Paris et Alger et les experts des deux pays sont entrain de faire leur travail
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On espère que les choses vont aboutir rapidement.
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Q Peut on savoir le nombre de visas delivrés ces dernieres années?
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Ce nombre a augmenté depuis un à deux ans de l’ordre de 8 pour cent, on est à 132 0000 visas en 2008 et en 2009 c’est un peu plus mais n’oubliez pas que le nombre de visas de circulation a augmenté egalement de l’ordre de 40 pour cent soit 55000 visas.
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Q: l’Affaire des moines de Tibhirine, vous pensez que ce dossier est definitivement classé?
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Le secret defense a ete levé du coté français.C’est un dossier qui va passer dans les mains d’un juge d’instruction et donc je ne peux commenter cette affaire
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les projets pour 2010?
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Je crois qu’il faudra reprendre et renouer un dialogue vivace , vif avec l’Algerie .Pour une raison simple car l’avis de l’algerie vient compter sur la scène mondiale on a tout intérêt à connaitre l’avis et l’expérience de l’algerie qui a son point de vue sur le monde arabe, l’Afrique, pour toutes ces raison on a intérêt à avoir un dialogue extremement vivace dense avec l’algerie et j’espere que cela se concrétisera avec la visite du president Bouteflika en France.
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il faut poursuivre notre cooperation economique, notamment , redire aux operateurs français que l’Algerie reste un partenaire important autant si ce n’est plus que le Maroc ou la Tunisie .
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Il y’a aussi du travail à faire dans le domaine culturel ; dans celui de la coopertation universitaire, etc..