Laskri: Aït Ahmed n’a pas négocié avec le pouvoir en Suisse
Le membre de l’Instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), Ali Laskri a réitéré samedi son appel à la tenue de la conférence du consensus national.
Selon Laskri, la situation interne et régionale du pays impose de trouver des solutions et des mesures adéquates, y compris le volet économique, et des moyens susceptibles de réaliser l’autosuffisance tout en préservant les droits de l’Homme et l’indépendance de la décision, comme ce fut le cas au Chili et en Afrique du Sud.
Intervenant lors d’un meeting à Ain Defla en réaction à ceux qui appellent à une présidentielle anticipée, l’ancien Premier secrétaire du FFS a mis l’accent sur la nécessité de préparer le terrain pour ne pas tomber dans la précipitation, soulignant que sa famille politique est venu avec une feuille blanche de sorte de procurer de la confiance afin de parvenir à un dialogue entre opposition et pouvoir.
D’après Laskri, l’Etat algérien a tant besoin de la sécurité et de la stabilité, en appelant les forces de l’opposition à faire montre de responsabilité, estimant que refuser l’initiative est une sorte de fuite des responsabilités qui a nuit aux partis et au régime par le passé.
Par ailleurs, il a souligné la nécessité de respecter l’avis de l’autre et ne pas porter atteinte aux personnes.
Revenant sur la dégringolade des cours du brut, le membre de l’Instance présidentielle du parti de Hocine Aït Ahmed a parlé d’un facteur qu’il faut exploiter afin d’éviter les solutions superficielles, en appelant également à exploiter les capacités agricoles dont jouit le pays afin d’en finir avec les importations, dont la facture alimentaire s’élève à 42 milliards de dollars.
Par ailleurs, il a démenti toute négociation en Suisse entre Aït Ahmed et des responsables au pouvoir pour l’octroi d’un certain nombre de sièges au Parlement, ajoutant que celui-ci ait refusé le poste du chef de l’Etat.
Pour lui, ce qui se passe en Algérie est une conspiration qu’il fallait éviter, à travers l’implication des syndicats autonomes, la société civile pour restaurer la confiance qu’il juge indispensable pour le progrès social et ne pas se contenter de l’opposition pour l’opposition, que mènent des gens qui étaient jadis au pouvoir.