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Le calme de retour à Berriane

Le calme de retour à Berriane

Une image que je n’ai vu qu’à Berriane, des drapeaux qui flottent au dessus de chaque maison…un sentiment patriotique… Des citoyens qui ont vu leurs foyers incendiés nous ont déclaré qu’ils ne quitteraient pas Berriane quoi qu’il advienne.

  • Quand la nuit est tombée sur cette localité du Mzab après l’enterrement des deux victimes, le wali de Ghardaïa effectuait une ronde dans les rues de Berriane. Les services de sécurité sont déployés à chaque recoin… une séquence digne d’un film d’action. Les habitants de Berriane sont las de l’insécurité, des hommes cagoulés et ils ne veulent plus voir les flammes consumer leurs biens.
  • «Nous sommes tous musulmans», nous lance un malikite qui assistait à l’enterrement des deux victimes ibadites. Le patriotisme est un autre sentiment qui unit les habitants de Berriane, en témoignent les nombreux emblèmes nationaux qui flottaient sur des maisons. «Nous sommes fiers de notre algérianité»,  nous confie-t-on face à notre étonnement.
  • La vie semble reprendre son cours normal. La plupart des établissements scolaires ont rouvert leurs portes hier. Les enseignants appellent les élèves à les rejoindre et espèrent rattraper les cours surtout pour les classes d’examens. Le ministère de l’éducation s’engage pour sa part à fournir les livres scolaires pour ceux dont les effets ont été brûlés par les hommes cagoulés.
  • Sur le marché des fruits et légumes, les prix n’ont pas flambé en dépit du manque d’approvisionnement, alors qu’un des commerçants que nous avons rencontré a déclaré qu’il était prêt à offrir gratuitement ses produits. Le lait est réapparu et les boulangeries ont repris hier du service. Les services communaux continuent à déblayer et à nettoyer les artères de Berriane. « Nous prions pour que ce soit la dernière fois » nous dit un notable de la région.
  • Lors des derniers affrontements, une dizaine de maisons et de locaux commerciaux ont été incendiés, certains habitants ont été blessés dont des enfants qui ont été victimes d’asphyxie. Une ville qui panse ses blessures mais qui compte bien se relever. «Nous ne quitterons pas Berriane même si la terre des palmiers était brûlée», tonne un vieil homme. Des propos plus que significatifs. Berriane n’est pas toujours synonyme d’embrasement. Loin de là. C’est surtout un carrefour où des gens se croisent et s’échangent des mots simples autour d’une délicieuse tasse de thé.

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