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Le DGSN: «Je me bats pour la dignité du citoyen»

الشروق أونلاين
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Le DGSN: «Je me bats pour la dignité du citoyen»

Le Directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel évalue les résultats de l’application du statut particulier de la Police qui a donné, selon lui, de résultats positifs eu égard de la revalorisation des salaires des policiers et leur prise en charge médicale en plus d’autres avantages.

Comment évaluez-vous l’appareil de la Police après 3 ans de votre installation à la tête de la DGSN ?

En toute modestie, on peut dire qu’il est positif comme le témoignent les résultats constatés sur le terrain à tous les niveaux. Vous avez pu constater un changement dans la méthodologie et le travail de la police algérienne qui tend donner davantage de services au citoyen, en se focalisant dans le travail quotidien sur le traitement civique des citoyens et les soutiens scientifiques et professionnelles dans la lutte contre le crime.Notre détermination d’aller de l’avant est sans limite et ma conviction en la mission noble et sacrée portant  sur la restauration de la sécurité est la cause de déploiement de nos efforts en vue de concrétiser cette vision et pour laquelle nous allons nous efforcer afin de réaliser ce but escompté.Pour ce qui est de la concrétisation de ce travail, nous nous basons sur l’esprit de l’équipe et la stratégie de gestion rationnelle d’élément humain, comme nous croyons en le bon planning de la gestion des opérations.  D’ailleurs, nous sommes déterminés d’aller de l’avant afin de réaliser nos objectifs ayant trait à la sécurité du citoyen à la protection de ses biens. Nous sommes également persuadés que cela ne se réalise que grâce à une police moderne et des cadres qualifiés .

Avez-vous achevé les réformes engagées dans votre département ? Y avait-il des obstacles entravant votre travail?

Le processus de réforme se poursuit sereinement à travers une stratégie élaborée prenant en compte les besoins de l’appareil dans l’avenir. Ma première priorité reste la modernisation de la police algérienne et de la rendre “hautement spécialisée”, dont la mission est la sauvegarde de la loi dans le respect total des droits de l’homme.   Comme vous le savez, dès mon arrivée à la tête de cette institution, je me suis concentré sur le développement de la formation visant à être à l’heure du développement que connaît notre pays sur tous les plans.Nous avons alors mis l’accent sur le respect de l’ordre public  et lutter contre le crime sous toutes ses formes dans le respect, bien entendu, de la légitimité et les droits de l’homme.Pour répondre à la deuxième partie de votre question,  je dois dire que chaque profession a ses spécificités, et notre conviction en l’accomplissement de ce devoir sacré de veiller à la sécurité du citoyen et à protéger ses biens exige de nous plus de sacrifices.

L’application du statut particulier de la police, était-elle une réussite pour vous ?

Effectivement, ce statut particulier a été pour nous une réussite eu égard de son impact positif sur les fonctionnaires de la sûreté nationale et les avantages qu’il incluse, à savoir la revalorisation des salaires due à la promotion dans les grades et le régime indemnitaire qui bénéficiera aux agents de la police. En outre, la formation a également été l’une de nos priorités.

Vous avez pris de nombreuses décisions devant améliorer la situation socioprofessionnelle des policiers, comment évaluez-vous le dossier social des policiers ?

Nous veillons toujours à l’amélioration des conditions de vie des agents relevant de corps de la sûreté, c’est pourquoi nous avons pris des mesures incitatives en vue de les prendre en charge sur le plan social, ce qui leur permet d’accomplir leur travail en toute tranquillité.Effectivement, la ratification du statut particulier de la police a eu un effet positif sur les agents qui ont bénéficié d’augmentation salariale avec effet rétroactif à partir de 2008.Sur le plan médical, il a été généralisée la prise du policier et sa famille, dont le taux de prise en charge médicale des policiers à l’échelle nationale est autour de 93% .En outre, plusieurs conventions ont également été conclues avec des cliniques privées spécialisées dans la chirurgie,  la radiologie, analyses biologiques,…etc.L’on ajoute à cela, les 156 conventions signées avec les établissements de santé publique dans le cadre de la médecine professionnelle, dont 95 000 policiers ont bénéficié de visite médicale annuelle.

Qu’en est-il des mesures de mutation, notamment des agents et des officiers vers les wilayas du Sud? Qui sont les concernés par la mutation ?

La mutation s’effectue en fonction de ce que stipule le statut particulier en tenant compte de l’équilibre des effectifs et la situation sociale du policier.Concernant la période du service au Sud, le DGSN a précisé que cela est défini par le statut particulier de 2 à 4 ans.A ce sujet, tous les policiers sont concernés par cette mesure, y compris les femmes policières. Quant à ces dernières, certains critères sont en effet pris en considérés notamment leur résidence familiale et conjugale.Il y a lieu de souligner à cet égard, que la direction des ressources humaines a été destinataire de nombreux dossiers de fonctionnaires de la police désireux d’être affectés pour exercer au sud, ce qui permet alors de les remplacer par ceux ayant effectué leur service au Sud.Eu égard des mesures incitatives prises par la DGSN, plusieurs agents de police ont exprimé leur envie d’aller travailler au sud du pays où ils bénéficieront d’une prime zonale spéciale sud entre 25 et 40% du salaire de base, l’expérience, les congés ainsi que la gratuite des repas et du transport.  

Comment trouvez-vous la pression professionnelle et la pression de la rue dont se plaignent  les agents de police ?

La profession du policier est pleine de risques et de dangers due aux tâches difficiles qu’ils lui incombent d’accomplir. Mais cela n’a jamais réduit la détermination et l’engagement de nos éléments d’accomplir leur travail, grâce notamment à la formation de base qu’ils ont reçue des différentes écoles de police sur le développement des techniques de rester sereins et de contenir les doléances des citoyens.

Avez-vous sanctionné les agents ayant recourus à usage excessif de la force ?

Le statut particulier de la police dans ses articles disciplinaires oblige du fonctionnaire de la sûreté de respecter les textes de loi et les règles portant sur la manière de traiter le citoyen qu’il soit accusé, témoin ou contestataire.  Sur ce sujet, j’ai donné des instructions bien claires, dont j’ai insisté sur le traitement du citoyen en veillant lors d’accomplissement du devoir sacré au respect de la souveraineté de la loi en respectant les droits de l’homme.En effet, tous les fonctionnaires de sûreté sont au courant du contenu des règlements en vigueur, dont ils sont appelés à l’application de la loi en respectant les principes de la déontologie, ce qui les oblige de ne pas agir aux provocations.A cet égard, s’il y ait dépassement d’une part ou d’autre, l’enquête devrait mettre la lumière en prenant toutes les mesures juridiques pour les remettre aux parties judiciaires compétentes.  

Ne trouvez-vous pas que la tolérance excessive a soutenu la propagation du crime de vol ?

Je ne suis pas d’accord avec vous car la manière dont le policier traite le citoyen entre dans le cadre de la politique de police de proximité adoptée par la DGSN, dont le but est le rapprochement entre les différents services de sécurité avec le citoyen.Cela émane de notre conviction que le citoyen est l’élément essentiel dans l’équation de sécurité et une partie prenante dans la sécurité.  

Comment estimez-vous le développement du crime sous ses différentes formes, et qu’elle est votre politique pour l’éradiquer ?

La DGSN qui a pour mission de garantir la sécurité du citoyen et protéger ses biens vise à améliorer les performances de ses différents services à travers l’ensemble du territoire national.Sur ce sujet, les services de police ont enregistré de bons résultats en matière de lutte contre le crime sous toutes ses formes, grâce aux mesures prises par l’institution en dotant ses services de personnel qualifié et d’équipements de la technologie moderne.

Y a-t-il une coordination, à ce sujet, entre les services de votre département et ceux de la Gendarmerie nationale ?

En effet, nous avons de fortes relations, dont nous aspirons à les consolider sur tous les plans de manière à renforcer la sécurité, protéger le citoyen et ses biens.En vérité, le champ de compétence de la sûreté nationale diffère de celui de la GN, dont la première exerce dans les zones urbaines, tandis que la seconde exerce dans les zones rurales. En dépit de cette différence, les deux institutions collaborent en matière de lutte contre le crime, dont des descentes ont été opérées conjointement entre les deux appareils et échange de renseignements…etc.  

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