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Le directeur du bureau d’Al Jazzera au Maghreb arabe « Hassan Errachedi » à Echorouk : « si la décision d’arrêter la chaîne est politique, il faut nous le dire ».

الشروق أونلاين
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Le directeur du bureau d’Al Jazzera au Maghreb arabe « Hassan Errachedi » à Echorouk : «  si la décision d’arrêter la chaîne est politique, il faut nous le dire ».
Hassan Errachedi, directeur du bureau d’Al Jazzera au rabat

Hassan Errachedi, directeur du bureau d’Al Jazzera au rabat a nié que la décision d’arrêter la diffusion de la chaîne Al Jazzera est due à des problèmes techniques ou juridiques, il s’interroge toujours si l’arrêt n’est pas politique.

  • Dans son bureau à Rabat, le responsable parlera longuement sur les coulisses de la décision d’arrêt de la diffusion de cette chaîne qui semble dans un premier regard inconnu.
  •  Mais il insinue  entre les lignes de ses réponses à nos interrogations, auxquelles il a bien voulu répondre  malgré son occupation à régler la crise.
  • * Au début, comment est venue l’idée de créer une filiale maghrébine de la chaîne Al Jazzera ?
  • C’était en 2004 après des négociations entre plusieurs parties à Doha, des pourparlers à la suite desquelles une demande a été présenté aux autorités maghrébines et elle a été approuvée. C’est à partir de là que nous avons commencé à travailler de manière ordinaire.
  • *Etait ce une demande populaire où l’envie d’Al Jazzera d’élargir ses activités ?
  • Les deux en même temps, nous avons remarqué que la région du Maghreb arabe connaît un mouvement politique culturel et économique, c’est  peut être la chose qui rend la région à la une des événements mondiaux.
  • * quelles sont les buts essentiels de ce projet ?
  • Peut être que ce style de traiter avec le spectateur maghrébin n’était pas auparavant. Nous étions et sommes toujours  en train de jouer le rôle de présenter et de connaître entre les peuples du Maghreb au niveau d’Al jazzera. Nous étions un lien entre le moyen orient et le Maghreb.
  • C’était d’ailleurs là  le début sur invitation des responsables locaux du Maghreb arabe pour commenter des événements au moyen orient et vice versa.
  • * jusqu’à présent, avez-vous réalisé une partie de vos buts ?
  • Nous avons beaucoup réalisé, pour preuve : durant la campagne électorale en Mauritanie, personne n’était intéressé, nous étions les premiers à suivre cette étape historique qu’a connu ce pays.
  • * vous vous intéresser beaucoup à la Mauritanie par rapport à d’autres nations plus en mouvement et plus denses démographiquement, comme c’est le cas en Algérie… que répondez vous ?
  • Cela dépend de nos moyens, nous axons sur une région selon le travail autorisé.
  •  En Mauritanie nous avons un bureau, tandis qu’en Algérie nous n’en avons pas.
  • Nous utilisons dans beaucoup de nos rapports sur les médias et les articles de presse, bien que l’Algérie soit une partie essentielle dans le monde arabe.
  • * avec tout ça vous ne consacrez pas un grand cercle à l’Algérie dans le journal ?
  • Nous traitons le sujet selon son importance et les moyens. La télévision compte beau coup sur l’image, chose qui n’est pas disponible pour nous en Algérie, lorsque nous aurons ces moyens la couverture médiatique sera réaliste et au niveau demandé.
  • * y’en a qui disent que les autorités algériennes sont derrière l’interdiction d’ « AL Jazzera », en Algérie, mais le ministre algérien de la communication Abderachid Boukerzaza a déclaré que c’est la chaîne qui n’a pas formulé de demande officielle … quel est votre avis ?
  • Bien sur, j’ai, lu ce sujet qui a été traité par votre journal, et nous suivons avec intérêt. Je ne sais pas les détails, puisque la décision est entre les mains de la direction centrale à Doha.
  • * la majorité des pays maghrébins  ont placé la chaîne en quarantaine à cause des sujets qu’elle a abordé, c’est peut être aussi le cas pour l’Algérie, notamment en ce qui concerne la question du Sahara occidental, comment traiter vous ce genre de sujets sensibles ?
  • Nous sommes actuellement dans une situation critique en ce qui concerne cette affaire sensible et d’autres. Mais notre foie est forte en ce que nous faisons, et qui est juste.
  • Nous visons à garder notre professionnalisme et notre objectivité  pour garder notre sigle.
  • Parfois nous satisfaisons une partie et une autre est en colère. Parfois nous arrivons à satisfaire les deux parties. Et le spectateur reste notre capital.
  • * y’en a qui disent que la décision d’arrêter la diffusion de la chaîne Al Jazzera de Rabat pour une raison politique , en raison de la question du Sahara occidental et les déclarations de Haykal ?
  • Nous ignorons toujours les vraies raisons de cet arrêt, comme nous n’avons pas déclaré que des raisons politiques soient derrière ce fait.
  • *quelles sont les raisons qui ont fait l’arrêt du journal du Maghreb Arabe ?
  • Nous ne possédons pas des données exactes, j’étais à Doha lorsque j’ai été informé de l’annulation de l’autorisation pour utilisation de notre matériel.
  • *sur quoi se sont basées les autorités maghrébines dans leurs décisions ?
  • Il y a mélange des choses, lorsque le bureau a été ouvert, nous avons reçu une autorisation du ministère de la communication, nous avons ensuite créé une entreprise de droit maghrébin. Nous avons créé un dossier complet, mais il est resté tel quel, au début ils ont dit être occupés avec les élections législatives ensuite le responsable e l’instance a été orienté vers le ministère de l’enseignement professionnel. Durant toute cette période, nous avons fait des correspondances aux parties concernées mais nous n’avons reçu aucune réponse dans ce sens.
  • * quelles sont les mesures entreprises pour régler ces problèmes ?
  • Près de dix jours sont passés depuis la décision d’arrêt. Nous avons entrepris une mesure provisoire de poursuivre le journal depuis la capitale qatarie jusqu’à ce que les choses soient claires.
  • * y a-t-il des perspectives à l’horizon pour régler ce problème ?
  • Nous avons été rassurés quand au règlement de ce problème. Nous aspirons à régler cette affaire dans les délais les plus brefs pour éviter de reproduire les choses à l’avenir. A cet effet, ils nous proposerons un cahier de charges pour opérer comme une entreprise autonome ou repartir au ministère de la communication comme bureau agréé.
  • * vous avez formulé une demande aux autorités concernées pour la révision de cette décision d’arrêt, qu’en est t’il ?
  • Nous avons remarqué un changement de langage et un semblant d’entente, il existe une envie de régler les problèmes, selon des conditions précises que délimitera le cahier des charges.
  • *les choses se feront elles au détriment de la ligne éditoriale de la chaîne ?
  • Nous sommes prêts à négocier toutes les affaires, mais pas au détriment de notre ligne éditoriale ou notre crédibilité.
  • * vous allez continuer sur la même méthode, et c’est la raison qui vous a causé beaucoup d’ennuis, comme le dossier du Sahara occidental, mais  y’en a qui expliquent la décision d’arrêt du programme « Maa Haykal », ce qui insinue que la décision est politique ?
  • Beaucoup de choses ont été dites dans ce sens, mais nous n’avons rien entendu des autorités maghrébines. Nous voulons entendre l’avis des responsables marocains, ensuite il y aura réponse.
  • * s’ajoute à cela, le fait que vous soyez accusés d’appui aux islamistes, chose qui a provoqué la colère du premier ministre Abbas El Fassi et le président du parti souverain « Al Istiklal » ?
  • ça ne reste que des dires, Al Jazzera a une ligne éditoriale que ce soit à Rabat ou à Doha , nous sommes pas un archipel, notre force est que nous sommes avec tout le monde.
  •  Nous sommes avec celui qui crée l’événement.
  • * est ce vrai que la prochaine destination du bureau est l’Algérie ou une des capitales européennes proches tel que paris ou Madrid, si la décision d’arrêt persiste à Rabat ?
  • La logique des choses veut que « Al Jazzera » comme chaîne est une entreprise à part entière  , et il n’est pas possible de prendre une décision finale sans avoir toutes les données.
  • * pourquoi le volume horaire du journal a été réduit… à cause de la diminution des spectateurs où pour autre chose ?
  • La décision n’était pas vitale, mais elle vient après l’étude de la demande persistante des pays de l’est du Maghreb arabe et sud européens, ils ont considéré que 11 heures du soir pour les algériens ou les tunisiens est près de minuit, comme c’est le cas à paris en Libye et en Mauritanie, c’est pour cette raison que le volume a été ramené à 30mn. Comme nous avons également beaucoup de propositions et de changements dont nous voulons appliquer certains si ce n’est la dernière décision qui a tout mélange.
  • * pouvons nous savoir quels sont ces arrangements ?
  • Nous pensions à introduire un espace de sport et un autre d’économie, en plus de consacrer des sujets qui traitera de la communauté arabe dans le sud d l’Europe, et nous aspirons  toujours à être un lien entre le spectateur maghrébin quelle que soit son environnement arabe.
  • * il existe des chaînes satellitaires concurrentes qui  manifestent aussi un intérêt au Maghreb… est ce que cela ne vous crée pas un problème, notamment après l’arrêt, et de peur de perdre des spectateurs dans cette période ?
  • Nous acceptons la concurrence, nous n’aurons pas un dérangement dorénavant. Avant nous nous considérions comme un élève qui se trouve seul dans son école et qui occupe toujours la première place. Mais maintenant avec l’existence d’autres chaîne, cela motivera tout le monde et le spectateur en bénéficiera peut être.
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  • *  quel est le nombre d’algériens qui travaillent dans le bureau du Maroc ?
  • Le nombre change d’une étape à l’autre, le mois dernier il y avait deux, maintenant il n’a y a qu’un seul et c’est Belkacem Jafaria qui travaille comme producteur de la chaîne d’information, le reste se trouve dans le siège central à Doha.
  • * nous voulons votre commentaire sur le sondage édité dans le site Internet de la chaîne et qui a appuyé les actes criminels d’Al Qaida ?
  • Je n’ai pas le droit de parler qu’en ce qui concerne le bureau au Maroc, pour le reste, il concerne le bureau principal à Doha, pour répondre à cela. Mais e mon point de vue, je pense que c’est une erreur qui a été corrigée.
  • * comme observateur des affaires marocaines, quel regard avez-vous sur la presse algérienne et la liberté de la presse en Algérie ?
  • Je pense que la presse algérienne est devenue plus professionnelle qu’avant, elle enregistre une dynamique politique et économique que vit le pays. Et à travers le journal marocain j’ai réussi à connaître beaucoup de figures algériennes, experts, professeurs qui représentaient un plus valu pour les journaux que nous présentons.
  • * vous avez un message à adresser à notre journal ?
  • Je remercie beaucoup « Echorouk » sur cet intérêt , et je suis fier d’une chose : à travers la chaîne « Al Jazzera » beaucoup de marocains conaissent le quotidien « Echorouk », et c’est un fait qui confirme ma conviction de l’efficacité du projet sur lequel nous travaillons.
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