Le Directeur-général de la Garde communal affirme que 1 000 agents ont été révoqués les dix dernières années
Le Directeur-général de la Garde communal, Abdelkrim Nenouche, a déclaré que 1000 agents ont été révoqués les dix dernières années pour des motifs liés a des abus et à la « hogra ».
- Il a affirmé en outre que les recrutements ont été temporairement gelés, en attendant la promulgation de la loi sur la police communale. Nenouche, qui s’exprimait en marge de la cérémonie de sortie des promotions des gardes communaux à Alger, répondait en fait, à une question posée par Echorouk, précisant que « le nombre des révoqués n’a pas dépassé les mille agents » et que les motifs de ces révocations portaient sur des « abus, des exactions ou des outrages sur des citoyens, ainsi que des atteintes à l’ordre général ».
- « Les révocations cités n’avaient pas motivé de présenter ces agents à la justice, car souvent il s’agissait d’infractions internes surtout, des retards sur les horaires de travail fixés ou encore des carences dans leurs missions », évitant de parler de cas liés à des liens avec les groupes terrorisme, au vols et aux atteintes aux personnes ».
- Selon le premier responsable de la garde communal, « le nombre total des gardes communaux tués dans l’exercice de leurs fonctions avoisine les 4 000 cas sur les 90 000 agents en service », niant de fait les cas de gardes communaux qui ont rejoint les groupes terroristes.
- Revenant sur la décision du gel des recrutements, il a précisé que le motif est lié à la promulgation prochaine de la loi portant statut de la police communale, lequel va déterminer la refonte du corps de la garde communale. Le projet de loi, qui se trouve actuellement en phase de finalisation au niveau du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, déterminera les missions, statut et prérogatives de ce corps de sécurité.