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Le FFS hésite d’aborder le départ du général Toufik

الشروق أونلاين
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D.R
Mohamed Nebbou

Le Front des forces socialistes (FFS) s’empêche d’aborder la mise à la retraire du chef du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général de corps d’armée, Mohamed Mediène, et s’est interrogé si ces changements ne visent pas la pérennisation du système.

Le FFS considère que les changements opérés au sommet du département de renseignement font suite des décisions prises l’été dernier touchant aussi bien les institutions militaires que civiles (gouvernement, walis, les grandes entreprises publiques).

Toutefois, le parti de « Da L’hocine » a évité d’aborder directement la question qui a fait couler beaucoup d’encre et susciter un débat entre les politiques.

La direction du FFS s’est interrogée, en fait, si cette restructuration de l’administration civile et militaire ne vise pas le maintien du statut quo.

Le débat politique demeure une question inéluctable d’autant plus qu’il contribue à la préservation de l’unité nationale, a indiqué un communiqué du FFS.

Le FFS  a élaboré, dans un communiqué sanctionnant les travaux  les travaux de son conseil national, une vision globale sur la situation générale du pays, redoutant les lectures politiques que le gouvernement de véhiculer.

« La crise multidimensionnelle qui secoue le pays au plan politique, économique et sociale  ne date pas d’aujourd’hui, mais un résultat de la faillite de toutes les politiques menées par le pouvoir depuis l’indépendance, de ses tentatives de maintenir le statut quo et son rejet de toute alternative crédible», ajoute le même communiqué.

« Les lectures qui prétendent que la crise économique et financière actuelle à la baisse des cours du pétrole sur les marchés internationaux ne reflètent pas la réalité », estime le FFS, indiquant que « le pouvoir tente d’exploiter l’aspect économique de la crise multidimensionnelle pour faire peur aux Algériens, visant par là même à les pousser à renoncer à tout changement serein et démocratique du système », poursuit-il.

« La résolution de la crise actuelle nécessite une cohésion sociale forte fondée sur un consensus sur les grandes options nationales ; cela implique un débat national et une concertation véritable sur les sujets stratégiques », estime le vieux parti de l’opposition.

Le FFS a saisi l’occasion également pour appeler de nouveau le pouvoir à « l’élaboration d’un cadre de concertation pour renforcer le dialogue avec les acteurs politiques et sociaux et élargir aux citoyens, au mouvement associatif et syndical le débat sur le consensus national ».

Telles sont les conceptions que le FFS vise à concrétiser à travers « la conférence pour le consensus national», qui n’ont pas trouvé d’écho au sein du pouvoir et au sein de l’opposition. 

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