Le FMI révise à la baisse la croissance mondiale en 2008 et 2009
Le Fonds monétaire international a révisé à une légère baisse sa prévision pour la croissance mondiale en 2008, à 3,9%, contre 4,1% prévus en juillet, et en nette baisse sa prévision pour 2009, à 3,0%, contre 3,9%, tout en prévoyant un apaisement des pressions inflationnistes l'année prochaine.
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Son rapport sur les “perspectives économiques mondiales”, publié quelques jours avant son assemblée d’automne, indique que ” l’économie mondiale entre dans un tournant majeur, faisant face au choc financier le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 1930 “.
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“Selon nos prévisions la croissance mondiale devrait ralentir significativement en 2008, et une reprise modeste ne commencerait que plus tard en 2009”, poursuit ce rapport.
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Le FMI prédit une récession aux Etats-Unis, dont le PIB devrait croître de 1,6% cette année (contre 1,3% prévus en juillet) mais de seulement 0,1% en 2009 (contre 0,8%). L’organisation internationale envisage que la première économie mondiale puisse se contracter au 4ème trimestre et au 1er trimestre 2009.
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La zone euro ne devrait guère mieux faire, avec 1,3% cette année (contre 1,7% prévus il y a trois mois) et 0,2% l’année prochaine (contre 1,2%).
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“La situation est exceptionnellement incertaine et considérablement susceptible d’entraîner des révisions à la baisse”, avertit de surcroît le FMI.
- “Les tensions financières pourraient rester très élevées et les pressions exercées sur le crédit par la réduction du recours à l’endettement pourraient être plus profondes et plus longues qu’envisagées dans nos prémisses”, poursuit-il. Le Fonds note cependant que l’inflation ” devrait se modérer “, même si elle reste “élevée”. Dans les pays développés, elle descendrait de 3,6% en 2008 à 2,0% en 2009, et dans les pays en développement, de 9,4% cette année à 7,8%.
Dans ce contexte, ” le défi politique immédiat est de stabiliser les conditions financières, tout en soignant les économies tout au long d’une période d’activité lente et en gardant l’inflation sous contrôle”, a estimé cette institution.