Le «Fonds du Sud»: quelle utilité ?
L’Etat a consacré 0.31% du budget d’investissement depuis fin 90 au profit les régions du sud du pays, dont les enveloppes octroyées pour le développement de la région du Sud fin 2012 à 238.4 milliards de dinars sur un total d’un budget de 700 milliards de dollars consacré au développement d’investissement des différentes wilayas du pays, sachant que le fond de développement des régions du sud du pays représente 2% de la fiscalité pétrolière depuis 2002.
Lors de sa réponse à des questions que lui ont posées des parlementaires l’année dernière, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal a fait savoir que les pouvoirs publics avaient lancé au lendemain de la visite en 2004 du président de la République dans le sud du pays, un programme de rattrapage visant l’amélioration du cadre de vie de la population du sud, le renforcement des activités économiques, la création de postes d’emploi à travers le lancement d’un programme d’investissement au profit de 10 wilayas du sud du pays. A noter que 1348 milliards de dinars ont débloqués pour la région du sud dans la période allant de 2005 à 2013. A titre d’exemple, la wilaya d’Illizi a bénéficié en 2001 d’un budget de l’ordre de 1,419 milliards de dinars destiné à la réalisation d’un nombre de projets et un autre budget de 2,419 milliards de dinars entre 2001 et 2003.
Mokdad Sifi: “Ceux qui m’ont succédé sont derrière l’arrêt du processus de développement au Sud”
L’ancien chef de gouvernement, Mokdad Sifi, qui prenait en main le programme de développement dans le sud du pays durant les années 90, a considéré la suppression dudit programme par le gouvernement pour le remplacer par le «Fonds du Sud» comme un complot visant geler le plan et le limiter à un fonds gelé au lieu d’un travail de terrain susceptible d’apporter un plus à la région.
Dans une déclaration à Echorouk, l’ancien chef de gouvernement a indiqué ne pas pouvoir citer les noms des responsables qui seraient à l’origine du « gel » du programme du gouvernement émanant de la première réunion du Conseil des ministres tenue à Adrar du 10 au 12 janvier 1995. « Ce qui est sûr, c’est que ceux qui m’ont succédé étaient derrière cette décision », estime-t-il.
Pour étayer ses dires, Sifi s’est référé aux propos tenus par le président Bouteflika en 2005 sur la situation au sud du pays, qu’il juge suffisants pour renseigner fidèlement de la décadence dans cette région, en s’interrogeant sur ce qu’a fait le gouvernement en 2005 et sur le responsable qui était à la tête du gouvernement.
Pour le député de El Karama, Mohamed Daoui le Fonds du Sud créé essentiellemnt pour rattraper le retard en termes de développement dans les wilayas du Sud n’a pas atteint les objectifs escomptés.
Abdelmadjid Attar, ancien P-DG de Sonatrach s’est dit étonné de l’état dans lequel se trouve In Salah.