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Le gouvernement va-t-il reculer face à la grogne sociale ?

Le gouvernement va-t-il reculer face à la grogne sociale ?
D.R

Moins d’un mois après l’entrée en vigueur de la loi de finances (LF-2016), les contestations sociales éclatent dans différentes régions du pays.

Les citoyens s’insurgent contre ladite loi et la hausse vertigineuses des prix des denrées alimentaires.

Les politiques qui n’ont de cesse de faire peur aux Algériens, quant aux éventuelles « années de disettes » qui les attendent, semblent perdre le contrôle de la situation. A leur tête, Abderrahmane Benkhalfa, ministre des Finances, qui a affirmé que les augmentations actuelles sur les tarifs des carburants et d’électricité seront suivies d’autres dans les mois à venir.

Face à l’incapacité des politiques, économes et experts de convaincre le gouvernement de revenir sur la LF 2016, du moins la modifier, les citoyens semblent vouloir faire entendre leur voix à travers des manifestations organisées dans plusieurs régions du pays. En effet, des citoyens à Sétif, Batna et Tigzirt, pour ne citer que celles-ci, sont descendus dans la rue pour dire non à la ladite loi et à la détérioration du pouvoir d’achat.

La contestation a commencé à Annaba pour s’étendre à d’autres villes. Dès le début de l’année 2016, date à laquelle la LF est officiellement entrée en vigueur, la population de Annaba a organisé une marche pacifique en guise de contestation contre le texte et exiger la suppression des augmentations décidées sur les prix du carburant, l’électricité et de l’eau.

Les contestataires estiment que la LF 2016 va affecter davantage la classe moyenne et mettre l’Etat entre les mains des hommes d’affaires. « L’Algérie n’est pas à vendre », « Non à la loi de la honte », tels sont les slogans scandés par les Annabis.

A Tigzirt dans la wilaya de Tizi Ouzou, les citoyens ont investi la rue pour exprimer leur ras-le-bol  contre la cherté de la vie, la hausse vertigineuse des prix des produits alimentaires et de la détérioration du pouvoir d’achat de larges pans de la société. En outre, ils refusent à ce que les citoyens assument à eux seuls la dégringolade des cours de pétrole.

Les citoyens de la commune de Oued Elma,  à Batna, ont eux aussi barricadé les accès menant vers le centre-ville en signe de contestation contre le transfert du projet de réalisation d’une centrale électrique solaire à une autre ville.  

Sur les hauteurs de Beni Ourtilène à Sétif, les citoyens ont observé une grève générale en raison de la coupure d’approvisionnement en gaz naturel coïncidant avec une vague de froid et des chutes de neige qui se sont abattues sur les régions du Nord du pays.

Ces mouvements de contestations rappellent ceux ayant secoué le pays en janvier 2011 suite à la hausse inattendue des prix de l’huile et de sucre.

Face à la contestation, le président Bouteflika avait annoncé des réformes en vue d’éviter à ce que le vent du printemps arabe qui a secoué plusieurs pays arabes ne souffle sur l’Algérie. 

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