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Le Groupe salafiste conditionne la libération de l’otage français par celle de terroristes emprisonnés

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Le Groupe salafiste conditionne la libération de l’otage français par celle de terroristes emprisonnés

Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat a revendiqué l’enlèvement de l’otage français Michel Germaneau, kidnappé au nord du Niger, le 22 avril dernier, en compagnie d’un accompagnateur algérien, qui a été très vite relâche.

  • Les preneurs d’otage ont diffusé une photo de l’otage français, un homme âgé de 78 ans, assortie d’un message audio, dans lequel le Groupe salafiste revendique plusieurs rapts d’Occidentaux dans la région du Sahel.
  • Les preneurs d’otages tentent à travers cet enregistrement de mettre sous pression le président français Nicolas Sarkozy, en le portant pour responsable de la vie ou de la mort de l’otage français. Schéma traditionnel tactique s’il en est, le Groupe salafiste tente encore une fois de contraindre Paris à négocier avec Bamako la libération de prisonniers membres de l’organisation terroriste, ou le cas échéant à payer une rançon, ce qui, dans les deux cas, la mettrait en non-conformité avec le droit international et les textes de l’ONU en matière de lutte antiterroriste.
  • Sur la photo, l’homme apparaît assez âgé, portant un habit local, de couleur orangée, et portant un ample turban du désert tirant vers le gris. Derrière lui, en larges caractères, la dénomination de l’organisation auteur du rapt. L’octogénaire en appelle à Sarkozy et affirme qu’il souffre de maladies cardiaques. Le communiqué présente l’otage comme un ingénieur français qui avait activé dans le secteur des hydrocarbures avant de prendre sa retraite, pour ensuite se lancer dans des activités « suspectes » dans le nord du Mali.
  • Les preneurs d’otages précisent que le rapt est survenu au moment ou les pays de la zone sahélo-maghrébine tenaient une réunion à Alger pour coordonner leurs efforts en vue de mettre sur pied une armée mobile composée de quelque 75 000 soldats, dans l’objectif d’endiguer la poussée terroriste dans la région.
  • Le Groupe salafiste conditionne la libération de l’otage français par la libération de ses propres membres emprisonnés « injustement », selon les propres termes du communiqué, qui souligne qu’une liste de noms de personnes concernées par la négociation sera bientôt communiquée à la partie française.
  • Pour permettre à la négociation d’avancer, le communiqué donne à la partie française, principale destinatrice du message, des adresses électroniques pour répondre à l’offre des ravisseurs, qui tiennent le président français pour premier et dernier responsable de la vie ou de la mort de l’otage : « Nous disons à Sarkozy ceci : vous êtes le premier responsable de la vie de votre ressortissant, et nous de notre coté, nous veillons à celle de nos compagnons « injustement » emprisonnés dans vos geôles. En conséquence, si vous tenez à la vie de votre ressortissant, répondez à nos exigences. Nous vous tenons pour averti ! ».
  • A l’heure actuelle, il est impossible de déterminer avec exactitude le lieu de détention du français, mais selon des sources du renseignement et d’après les témoignages de l’otage, l’otage avait été dirigé au nord du Mali, zone d’implantation privilégiée jusque-là par les preneurs d’otages.
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