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Président de la CACI l'a révélé:

«Le montage de véhicules ne serait pas concerné par la règle 51-49»

Echoroukonline
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D.R

Le montage de véhicules en Algérie ne ferait éventuellement pas partie des secteurs stratégiques soumis à la règle 51-49 régissant les investissements, et de nouveaux opérateurs de renommée mondiale y seraient intéressés par le montage de véhicules.

L’expérience de l’Algérie  durant ces quatre (4) dernières a montré à quel point la corruption a dangereusement gangrené ce segment censé permettre à l’Algérie de réduire spectaculairement la facture d’importation.

Hélas !, nombreux sont les ministres, concessionnaires et hommes d’affaires ayant détourné de sa vocation un secteur susceptible de créer aussi bien des richesses que des emplois.

Le président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), Abdelkader Ghouri a révélé à Echorouk que la venue de nouveaux investisseurs en matière de montage de véhicules ne peut survenir qu’une fois le nouveau gouvernement soit installé,  la loi de finances (LF 2020) entre en vigueur et la liste des secteurs non concernées par la règle 51-49 soit établie. A cela s’ajoute, la tenue des élections législatives.

«En tant que Chambre algérienne de commerce et d’industrie, nous allons contribuer à faire venir de nouveaux investisseurs dans ce secteur. Toutefois, le dossier n’est pas à l’ordre du jour et il est reporté au juin 2020», a fait savoir Abdelkader Ghouri.

Selon notre interlocuteur, la tenue des élections présidentielles dans cette conjoncture aussi sensible est une démarche positive de nature à donner des messages plutôt rassurants et optimistes  à ceux qui désirent investir sur le marché algérien.

Pour lui, la stabilité politique est un des principaux facteurs devant attiser l’appétit des opérateurs souhaitant monter des projets dans le pays.

Par ailleurs, il estime que le montage de véhicules ne serait pas régi par la règle d’investissement 51-49, contrairement à d’autres secteurs, à savoir les hydrocarbures, les mies…

En effet, il y a de nombreuses demandes de création des usines de montage déposées, il y a plusieurs années, sur le bureau de la ministre de l’Industrie et des Mines et qui n’ont jamais vu le jour.

D’ailleurs, des responsables de ce même département ont avoué que plus de 20 dossiers attendent toujours de réponse, mais l’ancien gouvernement s’est contenté de cinq opérateurs présents sur le marché, dont certains d’entre eux sont actuellement derrière les barreaux à la prison de El Harrach.

Imène Kimouche / Traduit par: Moussa. K.

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