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Le MSP menace de se retirer du gouvernement, Ennahda prévoit le boycott des prochaines élections

الشروق أونلاين
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Le mouvement d'Ennahda a interpellé le chef de l’ État à intervenir afin de protéger les réformes, que lui-même avait annoncées en avril dernier, d’un échec et il menace de boycotter le rendez-vous électoral prochain en signe de contestation contre le FLN et le RND qui auraient vidé les réformes de leurs sens.

De son côté, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a menacé de se retirer du gouvernement et de l’Alliance présidentielle, alors que le Parti des travailleurs (PT) a réitéré la nécessité de la dissolution du Parlement.

Le bureau national d’Ennahda  a décidé de tenir une réunion pour prendre une série de mesures en vue de dénoncer la manière dont la Commission juridique du Parlement aurait traité les lois sur les réformes, à savoir en l’occurrence le projet de loi sur les partis politiques.

Il est à noter que les députés d’Ennahda ont quitté la salle de la Chambre basse du Parlement lors du vote du projet de loi sur les partis politiques.

Hadibi a déclaré à Echorouk que les choses ne vont pas bien, d’où il appartient aux hautes autorités du pays d’intervenir en urgence, et s’est interrogé sur les causes de la non adoption de ses amendements proposés, à savoir l’interdiction aux binationaux de créer des partis politiques et exiger des présidents de déclarer publiquement  leurs biens.  

De son côté le Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui a voté contre le projet de loi organique sur les partis politiques a décidé de tenir une réunion de son Conseil consultatif (Echoura) à la fin du mois prochain pour décider de rester ou de se retirer de l’Alliance présidentielle et même du gouvernement.

Selon le chargé de l’information du MSP, Mohamed Joumaâ, le Mouvement de Bouguerra Soltani a soutenu les réformes depuis leur annonce en avril dernier et qu’il les traite texte par texte et selon des amendements proposés en affirmant que son parti veut de réformes véritables.  

Pour le président du  groupe parlementaire du parti de Louisa Hanoune, Ramdane Taâzibt, qui s’est opposé au vote sur le projet de loi sur les partis politiques a dit que sa formation insiste sur la nécessité d’appeler le chef de l’État à une deuxième lecture des réformes.

Quant à l’ex-député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Ali Brahimi, a dit qu’il est désolant que l’opposition ne soit qu’une minorité au Parlement qui est incapable de faire passer ses amendements et ses propositions face à « la domination remarquable du FLN et du RND ».  

 

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