Nicolas Sarkozy: La cour d’appel valide la libération sous contrôle judiciaire de l’ex-président
La cour d’appel de Paris a validé ce lundi la libération sous contrôle judiciaire de l’ancien président Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis le 21 octobre à la prison de la Santé après sa condamnation à 5 ans de prison ferme dans l’affaire du financement libyen.
Le parquet général a requis, lundi, la mise en liberté de l’ancien président Nicolas Sarkozy, et son placement sous un contrôle judiciaire strict, dans le cadre de l’affaire dite des “financements libyens”. L’audience a été suspendue, la décision finale est attendue vers 13h30.
Durant l’audience, à laquelle il assistait en visioconférence, Nicolas Sarkozy a affirmé : « Je souhaite que la cour soit convaincue d’une chose, je n’ai jamais eu l’intention ni l’idée folle de demander à Monsieur Kadhafi quoi que ce soit. Me dérober à la justice, ce serait avouer. Jamais je n’avouerai quoi que ce soit ». L’ancien président a ajouté : « Je n’avais pas imaginé attendre 70 ans pour découvrir la prison. Cette épreuve m’a été imposée, c’est dur, c’est très dur. Ça l’est certainement pour tout détenu ».
Son avocat, Jean-Michel Darrois, a également évoqué le poids de l’incarcération : « Même s’il est un homme fort, robuste et courageux, cette incarcération a été une grande souffrance ».
Nicolas Sarkozy a conclu en soulignant son respect pour la justice : « J’ai bien conscience de la gravité des faits qui me sont reprochés. Je suis Français, j’aime mon pays, ma famille est en France. Je me bats pour que la vérité triomphe. Je respecterai tout ce qu’il me sera demandé par la justice, comme je l’ai toujours fait. Pour finir : Je veux rendre hommage au personnel pénitentiaire qui a été d’une humanité exceptionnelle et qui a permis de rendre ce cauchemar plus supportable ».