Le pétrole continue de faire des mouvements en dents de scie à New York
Les cours du pétrole remontaient vendredi à l'ouverture du marché new-yorkais, pour la dernière séance d'une semaine qui a vu les cours faire des mouvements en dents de scie, au gré des incertitudes des investisseurs.
Vers 13H05 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en mai gagnait 1,08 dollar à 104,91 dollars. La veille, il était reparti à la baisse au lendemain d’un soudain bond de quatre dollars, qui avait suivi l’annonce d’une chute des réserves d’essence des Etats-Unis.
“Techniquement, le marché a l’air d’être dans une compétition (entre mouvements à la hausse et à la baisse), avec pour limites 105 dollars d’un côté et 100 dollars de l’autre”, ont noté les analystes de BMO Capital Markets.
Vendredi, les marchés financiers, dans leur ensemble, se concentraient sur la publication du rapport mensuel sur le marché du travail américain, dont la dégradation est perçue comme le signe d’une contraction de l’économie. En mars, pour le troisième mois consécutif, le marché du travail s’est contracté aux Etats-Unis, avec 80.000 suppressions d’emplois et un bond du chômage à 5,1% de la population active. Les analystes tablaient sur des chiffres plus favorables.
Une contraction du marché du travail traduit un ralentissement de l’économie américaine, et donc laisse prévoir un tassement accru de la demande énergétique de la part du premier consommateur mondial d’or noir. De mauvais chiffres du chômage font généralement baisser le prix du baril.
Mais ces derniers temps, “le marché se focalise avant tout sur la valeur du dollar”, a souligné M. Flynn. Or ces chiffres sur l’emploi ont eu tendance à peser sur le dollar, l’euro évoluant de nouveau vers 1,57 dollar. La glissade du billet vert stimule les achats de pétrole: quand le dollar baisse, cette matière première vendue en dollars revient moins cher aux investisseurs disposant d’autres devises.