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Le salafisme fait peur aux partis islamistes

الشروق أونلاين
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La victoire des courants islamistes dans plusieurs Etats arabes dans lors des récentes élections organisées récemment, nous à mène à se demander sur la réaction des salafistes en Algérie sur la situation actuelle dans ces Etats, notamment en Égypte où les principaux partis islamistes ont confirmé leur domination en remportant plus de 65% des voix, et s’ils vont intégrer à d’autres partis islamistes n’ayant pas de tendance salafiste ?

Cheikh Ibn Badis était-il un salafiste ?

Le courant salafiste en Algérie diffère totalement de celui de l’Égypte qui est quasiment similaire à celui des grands salafistes du Royaume d’Arabie Saoudite. Le salafisme chez Cheikh Abdelhamid Ibn Badis semble être le même que celui de Mohamed Ben Abdelwahab.

Il est à noter que malgré la majorité des salafistes du temps contemporain ne se réfèrent que très rarement aux fatawas d’Ibn Badis, mais le Cheikh Abou Al Mouaiz Ali Ferkous manifeste son admiration et son attachement au Cheikh Ibn Badis.

Il convient de noter que Ibn Badis insistait à signer les correspondances qu’il envoyait en mettant en bas de ses lettres « Cheikh salafiste Abdelhamid Ibn Badis ».

Il est à mentionner également qu’après la disparation du Cheikh Ibn Badis, le salafisme a carrément disparu soit à l »’époque coloniale et même après les deux première décennies de l’Algérie post-coloniale.

Le salafisme en Algérie diffère du fond comme de la forme de celui adopté au Maroc, en Tunisie et même en Égypte. Cheikh Ali Belhadj d’ailleurs se réfère lors de ses prêches au Cheikh Al-Albani.

Ali Belhadj a perdu beaucoup de salafistes, lorsqu’il s’est penché sur la salafisme politique. Ali Belhadj exerce la politique contrairement à son référent qui était Cheikh Al Albani qui n’abordait des sujets ayant trait à la politique que lorsqu’on lui demandait des explications et des éclaircissements.

Le défunt Cheikh Abdelatif Soltani était l’un des premiers salafistes algériens de l’après le Guerre de libération qui croyaient au changement. Les leaders de ce courant paru à l’époque de Boumediène ont refusé de s’engager dans la politique contrairement à autres salafistes qui ont exercé la politique et incité au compbat « Djihad », à l’image du GSPC.

En Égypte, par contre, les salafistes trouvent que leur éloignement de la politique cèdent le champ aux coptes et aux chrétiens qui se développent de plus en plus.

C’était à partir de ce moment là, que le salafisme politique a vu le jour des villes à l’instar d’Alexandrie.

La force des salafistes s’est illustrée lors des récentes élections remportées par les partis islamistes en Égypte.

Le salafisme fait peur aux partis islamistes

Au moment où des observateurs pensent que les partis islamistes étant arrivés au pouvoir ; à l’instar du MSP, tentent d’améliorer leur image lors des prochaines élections législatives en faisant intégrer de salafistes dans leurs listes, d’autres allaient jusqu’à dire que les partis islamistes actuels activant sur la scène politique craignent le salafisme.

Les  Algériens trouvent d’ailleurs que les formations politiques, comme celui de Al Islah, Ennahda, celui de Djaballah et celui de Menasra ne diffèrent pas de ceux de l’Alliance présidentielle.

Rappelons que même le Secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem a dit que son parti est considéré comme étant un parti islamiste.   

 

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