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Le scénario de Khalifa se reproduit dans le secteur de l’Education

الشروق أونلاين
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Le ministre de l’Education, Abdellatif Baba Ahmed a appelé les syndicats de l’éducation à tenir aujourd’hui (mardi) une réunion pour discuter du dossier des œuvres sociales et les retombées résultant de la gestion des dossiers administratifs en suspens lesquels ayant trait aux primes et aux services.

Pour ce qui est de la gestion de ces dossiers, une commission nationale des œuvres sociales a été mise en place voici six mois, mais elle n’a toujours pas accompli la mission qu’on lui incombe.

Le ministre de l’Education fraîchement nommé à ce poste, prévoit une nouvelle rencontre pour le jeudi prochain pour mettre le point sur le reste des dossiers en suspend.

De leur côté, les syndicats autonomes de l’éducation, s’accorent à dire qu’il est nécessaire de surmonter le gel dont fait l’objet la commission en charge des œuvres sociales, et divulguer la réalité des milliards, constituant les prélèvement des salaires des enseignants et les travailleurs de l’éducation, dont le président de cette commission, Abderrahmane Belmechri a souligné qu’il n’y ait aucune trace de ces sommes dans le trésor.

« En dépit du gel des œuvres sociales en août 2010, des fonds ont été dépensés par certaines commissions de wilayas », a indiqué à Echorouk, le secrétaire général du Syndicat national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, en s’étonnant du blocage dont fait l’objet la Commission, installée depuis 6 mois.

Meziane Meriane a ajouté qu’il ne prendra pas part à la réunion que devra le nouveau ministre de l’Education avec les partenaires du secteur, sous prétexte de la non attribution des missions aux membres de la nouvelle commission et le non contrôle des membres de l’ancienne structure.

« Par conséquent, 800 milliards sont partis en fumée, tout comme les fonds des Caisses de la sécurité sociale déposés par Sidi Saïd dans la banque Khalifa estimés à 50 milliards », a indiqué le secrétaire général du Snapest.

Meziane Meriane a jugé primordiale et nécessaire d’entamer les démarches pour la récupération de l’argent et des biens de la commission des œuvres sociales, en mettant en place commission gouvernementale commune regroupant les syndicats autonomes, dont au moins deux, lesquelles soutiennent la centralisation dans la gestion des œuvres sociales.

Pour sa part, le Coordinateur national du Conseil national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique (Cnapest), Nouari Larbi a déclaré que « l’argent communiqué par le ministère de tutelle représente 3% de la masse salariale brute, 0,5% est versé au FNPOS, 0,5% à la Caisse de retraite anticipée et les 2% restants sont versés aux œuvres sociales. »

En s’opposant implicitement à la déclaration du président de la commission, Meriane a estimé que « cette structure ne pourrait savoir ce qu’il y a exactement dans le trésor qu’après attribution de missions ».

Le porte-parole du Cnapest a souligné également qu’il que « l’entame de cette commission de ses travaux serait bénéfique aux travailleurs, car il ya des orphelins, des personnes malades, des retraités et des classes vulnérables qui attendent cette structure qu’elle soit opérationnelle».

« Nous réclamons d’enlever tous les obstacles qui entraveraient la commission dans son travail, et je crois que ces entraves seraient mises dans le but de l’échec du projet des travailleurs de l’éducation issu d’une élection démocratique », a ajouté Nouar Larbi.

Pour sa part, le chargé de communication auprès de l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef), Messaoud Amraoui a estimé qu’il est temps de savoir les biens de la commission en attribuant les missions et vérifier le compte de la commission, et que tout retard dans le travail de cette structure priverait des milliers de personnes de leurs droits, à l’image de plus de 10 mille opérations chirurgicales non effectuées encore.

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