Les avocats égyptiens mal vus à Damas !
La délégation algérienne s’est retirée hier de la séance d’ouverture de la réunion du bureau permanent de l’Union des avocats arabes qui se tient dans la capitale syrienne. Elle a choisi le moment où la parole a été donnée au bâtonnier de l’ordre des avocats égyptiens et actuel président du bureau, pour se retirer en signe de protestation contre le crime commis par des avocats égyptiens, celui de brûler le drapeau algérien au Caire dans la lancée de la campagne égyptienne féroce menée contre l’Algérie.
- Le retrait des avocats algériens de la salle des conférences est légitime et constitue une protestation contre l’épisode fâcheux du drapeau algérien brulé dans la capitale égyptienne par des avocats de ce pays.
- Le retrait était inattendu, et la plupart des avocats arabes présents ne s’y attendait pas. Le bâtonnier de l’ordre des avocats égyptiens et actuel président du bureau s’est alors retrouvé dans l’embarras alors que l’assistance avait du mal à suivre son allocution en constatant ce qui était en train de se produire.
- Les avocats algériens ont préféré se retirer en bloc, au moment où le bâtonnier égyptien prenait la parole. Celui-ci avait affiché son indifférence et cautionné le comportement de ses compères qui ont brûlé le drapeau algérien.
- Le retrait algérien organisé a perturbé le président en exercice du bureau permanent de l’Union. Il a ensuite tenté, en l’absence des algériens, de siffler des avertissements et de jouer sur la corde de l’arabité et de l’unité arabe, sans faire la moindre allusion à ce qu’a “subi” le drapeau algérien au Caire et sans présenter la moindre excuse pour ce qu’ont fait des hommes de loi, confirmant par là sa persistance dans la tromperie.
- L’intervenant a déclaré en l’absence des avocats algériens : «Notre position, nous la défendons parmi les pays arabes jusqu’à la mort». Cela suggère que le bâtonnier égyptien se détourne du devoir de reconnaitre la violation commise par des avocats égyptiens à l’encontre de l’Algérie. L’actuel président du bureau poursuit : «Nous ne laisserons pas transgresser l’arabité». Ce propos a suscité des interrogations chez les avocats arabes présents dans la salle: «Est-ce que le fait de brûler le drapeau algérien est inclus dans l’arabité ?!!».
- Certains avocats égyptiens ont pourtant condamné dans les coulisses l’attitude de ceux qui ont commis cet acte infâme. Ceci dit, la position algérienne est claire, elle n’a pas besoin de condamnations individuelles isolées, mais d’une condamnation officielle, d’excuses et sanctions à l’encontre des hors la loi!
- Les autres congressistes ont jugé le retrait des algériens légitime et une réaction naturelle à la sortie d’avocats égyptiens qui ont porté atteinte à un des symboles de la souveraineté nationale algérienne.