Les blindés russes aux abords de Gori, en Géorgie
12 h 08. Le président polonais, Lech Kaczynski, critique le plan de paix présenté la veille par son homologue français, Nicolas Sarkozy, à la Russie et à la Géorgie. Il dit regretter, devant la presse à Tbilissi, que le texte ne comporte “pas un mot sur l'intégrité territoriale de la Géorgie”.
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13 h 46. Des blindés russes patrouillent dans la banlieue de la ville géorgienne de Gori, tandis que des colonnes de fumée s’élèvent du côté du territoire séparatiste d’Ossétie du Sud, selon des journalistes de l’AFP. L’un d’eux a aperçu une colonne de chars russes sur la route menat à la capitale, Tbilissi. Trois transports de troupes blindés russes ont été vus auparavant par les reporters à la sortie de Gori, d’où des habitants fuyaient à bord de voitures, de minibus et de camions. Les troupes russes ont également mis en place au moins deux barrages routiers aux abords de la ville géorgienne la plus proche de l’Ossétie du Sud. Un peu plus tôt, Tbilissi avait accusé Moscou de violer le cessez-le-feu annoncé mardi. Moscou avait publié un premier démenti, et a de nouveau affirmé qu’aucun soldat n’avait été envoyé à Gori.
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13 h 26. Les ministres des affaires étrangères européens se disent prêts à “s’engager, y compris sur le terrain”, pour soutenir les efforts de paix en Géorgie, dans un projet de déclaration publié mercredi. Réunis à Bruxelles pour discuter du plan de paix proposé mardi par la présidence française de l’UE à Moscou et Tbilissi, ils confirment ainsi leur volonté, évoquée mardi par Nicolas Sarkozy, d’envoyer une force de maintien de la paix en Ossétie du Sud.
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13 h 20. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice avait recommandé en privé au président géorgien Mikheïl Saakachvili d’éviter un conflit avec la Russie lorsqu’elle était venue à Tbilissi en juillet, indique le quotidien américain New York Times de mercredi. Un peu plus tôt ce matin, l’ambassadeur russe à l’ONU avait affirmé le contraire, à savoir que les Etats-Unis avaient soutenu l’opération militaire géorgienne contre l’Ossétie du Sud.
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12 heures. Les chefs de la diplomatie de l’Union européenne soulignent la fragilité du cessez-le-feu obtenu dans le conflit entre la Russie et la Géorgie, et la nécessité de parvenir à un accord de paix durable dans cette région. “Théoriquement, d’après ce document, le cessez-le feu est effectif. Maintenant, il faut qu’il soit définitif”, insiste le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, qui a négocié cet accord mardi au nom de l’UE.
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11 h 53. Les forces géorgiennes ont commencé à se retirer d’Ossétie du Sud, mais pas de façon massive, annonce l’état-major de l’armée russe. “Il y a une inquiétude concernant la concentration des troupes [géorgiennes] près de la zone de sécurité”, entre la région séparatiste de l’Ossétie du Sud et le reste du territoire géorgien, estime-t-il, avant de préciser que les renforts en route vers la zone de conflit ont été rappelés à leur base.
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11 h 45. Les autorités géorgiennes et les agences humanitaires des Nations unies ont enregistré environ 3 500 personnes déplacées en Géorgie par le conflit, mais l’ONU se prépare à venir en aide à au moins 30 000 personnes, selon un point sur la situation établi par l’ONU.
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11 h 25. Le ministre des affaires étrangères britannique, David Miliband, demande à la Russie de produire des preuves pour étayer ses accusations de crimes de guerre en Ossétie du Sud. “Il est important de rappeler que les Russes ont parlé de crimes de guerre, c’est un sujet très grave”, relève M. Miliband : “S’il y a une quelconque preuve de crimes de guerre alors les Russes doivent la présenter car ils utilisent cet argument pour justifier ce qu’ils ont fait.”
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10 h 55. L’ancien président géorgien Edouard Chevardnadze estime dans le quotidien allemand Bild que l’opération militaire de son pays en Ossétie du Sud a été une “grave erreur”.
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10 h 30. Le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, accuse la Russie de violer le cessez-le-feu. Lors d’une conférence de presse, il affirme que les forces russes continuent leurs mouvements à travers la Géorgie, malgré l’accord de principe intervenu mardi sous l’égide de la France. Le secrétaire du Conseil de sécurité géorgien, Alexandre Lomaïa, affirme qu'”un convoi de chars” est entré dans Gori, proche de la république séparatiste d’Ossétie du Sud, “ce matin à 9 h 05 locales” (7 h 05 à Paris).
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Moscou publie dans la foulée un démenti, et pose ses conditions à un éventuel retrait de ses troupes. Les renforts militaires russes en Géorgie ne regagneront la Russie qu’après le retour des forces géorgiennes dans leurs casernes, prévient le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov. En vertu du plan de paix parrainé par la France et accepté mardi par Tbilissi et Moscou, les militaires géorgiens doivent retourner “dans leur lieu habituel de cantonnement” et les soldats russes se retirer “sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités”.
10 h 10. La France, présidente en exercice de l’UE, évoque la possibilité d’envoyer des “contrôleurs” européens en Ossétie du Sud afin de superviser la mise en œuvre de l’accord de paix approuvé la veille. “C’est comme ça que l’Europe doit être, en allant sur le terrain”, estime le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner. “Je pense que les Russes l’accepteront. Je ne dis pas qu’il n’y aura pas aussi des éléments russes”. Mardi, le chef de l’Etat français avait indiqué que l’Europe était “disponible” pour participer à une force de paix en Géorgie, une idée partagée par la plupart des pays européens. Selon le chef de la diplomatie britannique, il pourrait s’agir de forces dépêchées par l’OCDE. Actuellement, les missions de maintien de la paix en Ossétie du Sud sont composées de soldats russes, ossètes et géorgiens.