Les contractuels ne lâchent pas du lest !
Les enseignants contractuels montent de nouveau au créneau. Regroupés devant le siège de la direction de l’éducation de Béjaïa, les contestataires ont affirmé que la dispersion de leur sit-in à Boudouaou ne faisait que renforcer davantage leur détermination d’aller jusqu’au bout de leur revendication.
Des messages qu’ils veulent transmettre aussi bien à la ministre Benghebrit et au gouvernement selon lesquels ils sont plus que jamais résolus à arracher leur intégration sans condition.
En effet, les manifestants ont réussi à mettre en échec les démarches du gouvernement en organisant une fois de plus un rassemblement à Béjaïa, lequel devrait s’étendre, selon eux, à d’autres régions du pays dans les jours à venir…
Venus de différentes wilayas du pays, ils sont quelque 120 enseignants ayant affirmé mardi à Echorouk que bon nombre de leurs collègues continuaient de dormir à la belle étoile et n’avoir aucune ressource.
Interrogée par Echorouk, une enseignante contestataire a affirmé avoir expédié des mandats à ses collègues, se trouvant sans un sou en poche à Bordj Bou-Arréridj et Aïn Defla, et ce pour pouvoir les rejoindre à Béjaïa.
En outre, plusieurs citoyens ont exprimé leur solidarité avec plusieurs enseignants qui devraient eux-aussi gagner très prochainement la capitale des Hammadites.
« Vous avez dispersé la manifestation de manière illégale, en l’absence de préavis, en faisant usage des haut-parleurs et sans autant respecter notre médiation. Alors pourquoi n’acceptez-vous pas l’intégration que vous (Benghebrit) qualifiez d’illégale pour la rajouter à votre liste de dérapages », s’est adressé Bachir Saïdi, coordinateur national des enseignants contractuels à la ministre de l’éducation.
Notre interlocuteur a affirmé également qu’ils réclamaient simplement leur nomination aux postes qu’ils occupent.
S’agissant des futures actions, Bachir Saïdi a souligné qu’une réunion se tiendra avec l’arrivée du reste des enseignants pour décider d’une démarche à entreprendre, en n’écartant pas une nouvelle tentative de marcher sur Alger, de tenir des sit-in de 2 jours devant chaque direction d’éducation.
Pour ce faire, il a insisté sur la nécessité de renforcer la mobilisation afin de parvenir à arracher leur intégration sans condition ni concours.