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Les députés français votent le prolongement de l’intervention militaire au Mali

الشروق أونلاين
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Les députés français ont voté tard dans la soirée de lundi, sans surprise, en faveur du prolongement de l’intervention militaire française au Mali.

L’opération “Serval” engagée le 11 janvier par le président François Hollande fait ainsi consensus au sein de la classe politique française. Sa prolongation a été approuvée par 342 voix contre zéro à l’Assemblée nationale.

L’UMP (opposition) a voté pour, avec des réserves. Le groupe du Front de gauche, qui avait voté l’envoi de troupes françaises au Mali, a décidé cette fois-ci de s’abstenir.

Le Sénat devait se prononcer dans la foulée. Les élus se sont notamment interrogés sur le processus de réconciliation malien et l’avenir politique du pays, clé d’une stabilisation de la région. “Quand pourra-t-on dire que nos troupes auront rempli leur mission ? Quels seront les objectifs réels de notre présence militaire ? Ces questions fondamentales ont reçu des réponses trop évasives”, s’est demandé le communiste Jean-Jacques Candelier, porte-parole du groupe Front de gauche.

Au nom de l’UDI, (Union des Démocrates et indépendants), l’ancien ministre de la Défense Hervé Morin a demandé, quant à lui, la tenue d’une conférence européenne et internationale pour la reconstruction du Mali.

Selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, intervenu lors des débats, “il est essentiel’’ que l’élection présidentielle puisse se tenir en juillet prochain” au Mali.

Le nombre de soldats français doit passer d’un peu moins de 4.000 soldats français aujourd’hui à 2.000 cet été et un millier à la fin de l’année.

La France passe peu à peu le relais à la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) qui compte 6.300 hommes. L’Onu a proposé de déployer une mission de paix, appelée à remplacer éventuellement la Misma (Mission internationale de soutien au Mali), selon des modalités à définir.

Vendredi dernier, le président François Hollande avait déclaré que le retrait “progressif” des troupes françaises “serait fonction de la situation du pays”.

Depuis juillet 2008, la Constitution française oblige le gouvernement à soumettre au Parlement la prolongation d’une opération armée lorsqu’elle excède quatre mois. C’est la quatrième fois que cette procédure est utilisée. Elle le fut le 22 septembre 2008 pour l’Afghanistan, puis le 28 janvier 2009 pour prolonger cinq interventions au Tchad, en République centrafricaine, en Côte d’Ivoire, au Liban et au Kosovo.

Le 12 juillet 2011, les parlementaires furent aussi consultés pour prolonger une intervention militaire en Libye.

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