Les États-Unis retirent le président syrien de la liste des sanctions
Les États-Unis ont annoncé vendredi le retrait du président syrien Ahmad al-Charaa de leur liste des sanctions, selon un communiqué du département du Trésor.
Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) a précisé que le ministre syrien de l’Intérieur, Anas Khattab, avait également été retiré de la liste, en précisant plusieurs variantes de noms associées à al-Charaa.
Cette décision intervient au lendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un projet de résolution visant à retirer al-Charaa et Khattab de la liste des sanctions.
Le président syrien salue la décision du Conseil de sécurité de l’ONU
Le président syrien Ahmad al-Charaa a salué vendredi la décision du Conseil de sécurité de l’ONU de lever les sanctions imposées à son encontre et à son ministre de l’Intérieur, Anas Khattab, qualifiant cette mesure de « pas dans la bonne direction » après que 14 États membres ont voté en faveur de la résolution.
Le texte, rédigé par les États-Unis, a été adopté jeudi avec 14 voix pour et une abstention, celle de la Chine, marquant un rare consensus au sein du Conseil sur un allègement des restrictions visant la direction syrienne.
« C’est la première fois depuis longtemps que le Conseil de sécurité s’accorde sur quelque chose ; heureusement, il s’agissait d’une question liée à la Syrie », a déclaré al-Charaa dans un entretien accordé à la chaîne Asharq News TV, en marge du sommet sur le climat COP30 au Brésil.
« Il est déraisonnable qu’un chef d’État demeure sous sanctions tout en entretenant des relations étroites avec tous ces pays concernés », a-t-il ajouté.
Le président a affirmé que la Syrie était parvenue à bâtir un consensus entre des nations qui s’accordent rarement sur les affaires mondiales, saluant cette évolution comme « un signe positif qui pourrait marquer le début de la résolution de nombreux problèmes persistants dans le monde ».