Les Fatmas qui ont terrorisé de Gaulle, selon Fatma-Zahra Benbaraham
Barbarisme européen, France criminelle, Trésor d’Alger, richesses pillées et femmes algériennes avant l’occupation sont les thèmes évoqués avec spiritualité, fierté et détermination de hisser la femme algérienne au plus haut niveau, par la figure emblématique Fatma-Zahra Benbraham.
La brillante avocate a relaté lors de son allocution, dans la deuxième conférence tenue à l’hôtel «Sultan» ,en marge du colloque international de la femme leader, la position de la femme algérienne avant 1830 : « Les femmes algériennes ont été obligées de prendre des cours dans les mosquées de la Casbah d’Alger, au motif que le Maréchal de Bourmont s’est déclaré « étonné », dans une lettre adressée au Roi de France «Charles X, lui annonçant sa fascination du bon état civil de la femme algéroise».
La juriste qui lutte toujours pour la criminalisation des crimes coloniaux, a affirmé que le Barbarisme est né en Europe, au motif que les soldats français à l’époque coloniale, ont tenté d’oblitérer la personnalité arabo-musulmane chez la femme algéroise.
«Leur cruauté avait atteint son apogée, lorsqu’ils coupaient les mains des algériennes connues sous le nom de «Fatma», avant de procéder à les sécher avec du sable et du miel, après les envoyer à leurs femmes en France, merveilleusement décorées par les bijoux les plus prestigieux», a-t-elle martelé.
Passant par l’ère du général de Gaulle, la médiatique avocate a révélé que lorsque ce dernier a proposé l’autodétermination en 1959, les femmes algériennes ont investi les rues brandissant 5000 drapeaux (exclusivement cousus entre le 11 et le 12 décembre 1960), scandant avec une seule voix « le GPRA notre gouvernement et le FLN notre parti », sous forme de pression sur le général criminel pour faire un autre référendum. Le résultat de cette pression fut très positif : 61% de femmes ont contribué à l’indépendance de l’Algérie.
La Fatma qui a bravement terrorisé de Gaulle et a arraché l’indépendance en 1962, avait été la première femme juge en 1963, et occupe de nos jours le poste de présidente du Conseil d’Etat algérien.