Les harkis font pression sur Hollande
La polémique se poursuit en France à propos de la présence de soldats algériens lors du défilé du 14 juillet à Paris, où le front de ceux qui rejettent la présence algérienne au défilé s’est élargi.
Après l’extrême droite et les associations de harkis, les pieds-noirs viennent de rejoindre le club des opposants, au moment où les autorités algériennes gardent toujours le silence.
En effet, le Front national dans sa vieille obsession de l’Algérie ne veut cependant pas de troupes algériennes au défilé du 14 juillet prochain (les trois militaires algériens ne vont donc pas défiler). Un collectif “Non au défilé des troupes algériennes” a été créé par le député FN Gilbert Collard et le vice-président du parti Louis Aliot.
Mohamed Bellebou, conseiller municipal FN à Perpignan et «accessoirement» président de l’association «France-harkis», affirme que «cette présence militaire honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d’un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée». D’après le collectif, «la présence de l’Armée nationale algérienne pose un problème politique et un problème moral grave».
Pour sa part, le maire de Perpignan s’est fortement opposé à la participation des troupes algériennes dans le défilé qui aura lieu le 14 juillet aux Champs-Elysées. Celui-ci a proclamé une décision ferme et haineuse, il a dévoilé aux médias qu’il descendra le drapeau français de la mairie si le président français maintient à sa décision et ramènera les soldats algériens, un geste selon lui, en guise de protestation contre la position française.