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Les migrants sub-sahariens transmettent 10 dangereuses maladies vers l’Algérie

الشروق أونلاين
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Les différentes wilayas du pays ont connu ces derniers mois des flux de migrants sub-sahariens originaires du Mali et du Niger. En ralliant dans un premier temps les wilayas du sud du pays, ces clandestins finissent par envahir de nombreuses wilayas du nord du pays, où ils occupent les rues principales et les places publiques.

Venant du Mali, du Niger, de la Corne de l’Afrique, de la Somalie, de l’Érythrée et du Kenya, des dizaines de clandestins ont envahi les places publiques, les devantures des mosquées, les gares routières et les marchés où ils exercent la mendicité.

Selon un bilan établi par la Gendarmerie nationale dont Echorouk détient une copie, plus de 3.000 migrants clandestins africains ont été arrêtés en 2013, dont 90% sont de nationalités malienne et nigérienne. Le chiffre s’est élevé au cours du 1er trimestre de l’année en cours de 70%. De leur côté, les services de la police ont procédé l’année écoulée à l’arrestation de 7.000 clandestins venant de ces pays. Durant les trois premiers mois de l’année en cours, on a constaté que ce chiffre avait augmenté de 65%.

Des rapports sécuritaires établis par les unités de l’armée, de la GN et de la police ont fait état de l’explosion du phénomène d’immigration clandestine en Algérie surtout après la crise du Sahel, où des dizaines de familles ont le climat de violence qui prévalait dans leurs pays d’origine.

Selon les témoignages de ces femmes ayant immigré illégalement en Algérie, leurs époux non détenteurs de documents officiels préfèrent rester dans les wilayas du sud, tandis qu’elles et leurs enfants préfèrent s’installer dans les wilayas du nord où elles occupent des espaces publics, les principales artères et les devantures des lieux de culte en faisant la manche.

Il y a lieu de noter que la capitale, Alger, n’est pas épargnée par ce phénomène de migrants clandestins, dont leur nombre est en nette croissance.  Ceux-ci éprouvent même des problèmes linguistiques pour demander l’aumône, au point où certains utilisent le langage de signes pour s’exprimer.  Leur présence en bon nombre inquiète énormément les Algérois au quotidien.

Dans ce contexte, des médecins de la santé militaire mettent en garde contre les dangers qui en découlent de cet exode de ces migrants originaires de 23 Etats africains en direction de l’Algérie, notamment après les événements qu’ont connus la Libye et le Mali. En plus des risques de la prolifération des armes et de la drogue, un sérieux problème s’est posé, c’est celui des maladies infectieuses que transmettent annuellement les 9.000 «haraga» africains aux Algériens ainsi que les 30.000 réfugiés.

Il s’agit d’une liste de 10 maladies dangereuses, dont le Malaria, le Sida, l’Hépatite et le virus Ebola.

Quant au chemin que parcourent les clandestins pour atteindre l’Algérie, la Gendarmerie nationale a noté que les migrants en provenance du Mali passent par Tin Zawatine, Abesla, Ghardaïa, Meniâa, In Salah, Tlemcen, Oran, Chlef et puis Alger.

Quant à ceux qui viennent du Nigéria, ils passent par Asmakha, In Guezam, Kaa Rat Nass, Tamanrasset, Ghardaïa,  In Salah, Tlemcen et puis Alger. En prenant comme point de départ Abou Dhabi, les migrants traversent le Kenya en passant par la Libye, Maghnia et puis Illizi.

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