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Les oulémas algériens vivent le martyre dans leur pays

الشروق أونلاين
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Beaucoup de savants, d’hommes de sciences et de lettres algériens vivent dans des conditions très difficiles. Ces personnes qui ont tant donné à notre pays vivent dans les foyers pour personnes âgées (Diar Errahma), dans les mosquées et d’autres encore dans les rues.

Certains de ces savants et hommes de sciences et de lettres ne disposent pas d’un toit qui les abrite et des revenus qui leur assurent une vie décente. Après une vie de travaille et d’activité, ils finissent par être oubliés, livrés à eux même et souvent meurent dans l’indifférence totale. Certains de ces hommes de religion qu’Echorouk a rencontrés au siège de l’Association des oulémas musulmans ont raconté avec mélancolie le devenir de certains grands hommes de culte ayant vécu seuls à la fin de leur vie. C’est le cas du Cheikh Mohamed Charef qui avait été l’imam de Djemaâ Lekbir au lendemain de l’indépendance de notre pays. Ce grand homme est enterré sana stèle. A la fin de sa vie, il touchait un salaire très modeste. C’est le cas aussi de Hamouda Ben Saїa qui a obtenu une licence en philosophie dans les années trente. Ce grand homme a vécu pauvre et mourut pauvre. Le poète Abou Elyes lui aussi est décédé dans un asile pour vieux. Certaines autres grandes personnalités qui ont servi notre pays et ayant tant donné dans différents domaines vivent dans des conditions difficiles. Certaines d’entre elles ne disposent même pas d’un toit qui les abrite ni d’un revenu stable qui leur assure une vie décente. Par ailleurs, une autre catégorie d’hommes de sciences et de lettres algériens âgés vit une vie ambulante. En effet, ils louent des appartements exigus dans les quartiers populaires vu qu’ils ne peuvent pas s’offrir un appartement dans les quartiers « luxueux ». Les cas de ces grandes personnalités sont nombreux. On citera un docteur qui participe souvent à l’émission « Fatawi ala el-Hawa » (Fatwa en direct) diffusée par la Télévision nationale. Ce grand homme qui enseigne à l’université ne dispose pas d’un logement personnel. Ainsi il loue un modeste appartement à Alger. C’est le cas aussi d’un grand savant aussi qui a écrit 35 livres portant sur l’explication du Saint Coran, la vie du prophète (QSSSL) etc. Alors que ses livres décorent les bureaux et les bibliothèques de la présidence de la République et du gouvernement, ce savant n’ayant pas  un toit qui l’abrite passe ses nuits au siège de l’Association des oulémas musulmans. Auparavant, il louait un modeste appartement avec sa famille, mais le propriétaire l’a mis dehors avec sa femme. Cette dernière habite chez elle et le pauvre homme qui consacre encore son temps à l’écriture et à la science n’a que le siège de l’association pour échapper au froid glacial de l’hiver et à la chaleur suffocante de l’été. Les cas de ces grandes personnalités sont nombreux. En effet, on en trouve dans les quatre coins de notre grand pays. Ces « bougies » qui ont tant éclairé les Algériens souffrent dans le silence. Leur dignité les empêche de demander des appartements, de l’argent ou toute autre aide alors qu’ils sont vraiment dans le besoin. N’est-il pas venu le temps que le pays d’un million et demi de martyrs leur fasse un geste ?

 

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