Les partisans d’Abou El-Abbès libres d’adhérer à la réconciliation nationale
Des sources concordantes ont assuré à Echorouk qu’Abou El-Abbès, un proche de l’ex-émir de la neuvième région, relevant du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, a adhéré à la réconciliation nationale en se rendant dernièrement aux services de sécurité, porteur de précieuses informations.
- Les informations en notre possession, font état de la reddition d’Abou El-Abbès, le bras droit de l’ex-émir de la neuvième région, un des trois proches de Belmokhtar qui ont annoncé, il y a un mois, leur désir de renoncer à l’action armée et leur adhésion totale à la réconciliation nationale.
- Malgré le secret entourant les voies de communication et les médiateurs qui ont permis l’issue de l’opération, nos sources indiquent qu’Abou El-Abbès est le frère de l’ex-émir du Sahara dans le GSPC, et qu’il est l’artisan de la reddition de nombreux éléments armés.
- Le reste des proches de Belmokhtar dont on pense qu’ils vont se repentir, ont suivi l’exemple de quelques subordonnés du chef qu’il leur a laissé toute la latitude pour rester à ses côtés ou pour adhérer à la réconciliation nationale.
- Le bras droit de Belmokhtar aurait révélé des secrets et donné des informations aux services de sécurité dont des plans et des itinéraires de contrebande d’armes convoyées par ce qui reste des sbires de Yahia Djouadi, vers les fiefs de l’organisation terroriste de Tebessa et Boumerdès. En plus de fournir la liste des contrebandiers transformés en groupes de soutien.
- Les détracteurs de la réconciliation nationale ont échoué à décourager la volonté de reddition des éléments de Belmokhtar qui respecte une trêve non proclamée depuis deux années, semblant abandonner définitivement l’action armée, car selon les témoignages, il n’a tenté d’empêcher personne de se repentir.
- Toutes les dernières frappes subies par les phalanges du désert dans les axes Ghardaïa-Tamanrasset, Ghardaïa-Laghouat et Djelfa-Msila ont ciblé les derniers activistes de l’organisation salafiste du sud, les isolant de ceux du nord.
- Il est à signaler que la coordination entre les services de sécurité et l’administration a abouti à l’interdiction de circuler sur les voies isolées des frontières sud, sans autorisation, ce qui a quelque peu paralysé les mouvements des organisations terroristes et des contrebandiers et a permis de contrôler tout mouvement suspect.