Les salafistes contestent l'octroi de licences pour débits de boissons alcoolisées
Le Front de la sahwa salafiste libre a décidé d’investir les rues pacifiquement après la prière du vendredi, à partir des différentes mosquées d’Alger, en guise de protestation contre l’autorisation pour l’ouverture des bars.
Ce dossier a été gelé par l’ex-ministre du Commerce, Mustapha Benbada, depuis 2006, en laissant aux walis toute latitude de décider sur la question.
En effet, de sources médiatiques ont rapporté que le successeur de Benbada, Amara Benyounès aurait donné des instructions pour rouvrir le dossier des licences aux débits de boissons alcoolisées, mais ce dernier a réfuté cette information la qualifiant d’allégation tendancieuse en affirmant que la décision revient aux walis et non au ministère du Commerce. Chose qui n’a pas été du goût de la sahwa qui a édicté par la voix de son leader Abdelfattah Hamadache Zeraoui une quasi-fatwa contre Amara Benyounès dans laquelle il qualifie la légalisation de la production et de la vente des vins et alcools “d’agression contre son interdiction divine énoncée dans le Saint Coran”.
Le Front de la Sahwa a dévoilé qu’il s’agit d’une agression contre le peuple algérien” et “d’une voie interdite”. Il a appelé à l’interdiction totale de vins et à bannir sa vente de manière absolue.