Les sénateurs saluent la loi sur le mouvement associatif
Plusieurs membres du Conseil de la Nation ont souligné, mardi, que le projet de loi sur les associations dont ils ont entamé l’examen était susceptible de dynamiser le mouvement associatif et de l’adapter aux mutations que connaît l’Algérie.
Le sénateur Abdelkader Gherssi a, dans ce contexte, indiqué que le projet de loi englobait tous les aspects ayant trait à l’action des associations, estimant que ce texte constituait un “rempart contre tous les dérapages enregistrés en Algérie et qui ont été induits notamment par des lois ambiguës et des agissements irresponsables à tous les niveaux”. M. Gherssi s’est félicité de l’élaboration de ce texte qui consacre, a-t-il dit, la volonté du président de la République “d’opérer des réformes profondes sur lesquelles le peuple fonde de grands espoirs”.
De son côté, Abdelkader Bensalem a souligné la nécessité de promulguer des lois qui régissent la relation avec la société civile qui est un pilier de l’Etat. La loi sur les associations a prévu des dispositions réglementaires et autres fonctionnelles auxquelles les associations doivent se conformer dans le cadre du respect de la Constitution, a-t-il rappelé considérant que l’action des associations devait être menée dans un cadre global et unifié.
La sénatrice Zahia Benarous a mis en relief l’importance capitale de la participation à la vie politique devenue “une condition primordiale dans la réforme politique en conférant à la démocratie participative sa véritable dimension”. Mme Benarous a souligné la nécessité d’impliquer la société civile dans les décisions politiques, sociales et économiques de la Nation et la concrétisation du principe de démocratie participative, indiquant que le projet de loi sur les associations est intervenu pour “pallier les insuffisances enregistrées dans la législation et combler le vide juridique en matière d’action associative”.
Elle a, par ailleurs, proposé la mise en place d’un mécanisme national représentant l’ensemble des acteurs de la société civile, une sorte d’observatoire national doté d’annexes de wilayas, a-t-elle précisé.
Lakhel Lamouri a, de son côté, insisté sur l’importance de la liberté qui aide la société civile dans ses activités loin de toute pression, affirmant que la démocratie constituait l’espace naturel qui favorise la promotion de la société civile.