L’hécatombe des routes en recul de 30% et le problème de la qachabia en passe d’être résolu
Les services de la gendarmerie nationale ont enregistré une nette régression des accidents de la route depuis l’entrée en vigueur du nouveau code de la route, au mois de février passé. Les amendes sont passées de 74 à 79% alors que le nombre d’accidentés décédés a baissé de 506 à 354 tués durant les deux mois de février et mars de l’année en cours.
- Selon les données relatives à la sécurité routière aux mois de février et mars, obtenues par Echorouk, le nombre d’accidents est passé de 3569 pour la même période en 2009, à 2303 en 2010, soit une baisse de 1266 accidents. Le nombre de blessés a par conséquent baissé de 2058 personnes, passant de 6080 à 4022 blessés. Ces chiffres traduisent les effets bénéfiques de l’application de la loi amendée sur la sécurité routière, en dépit de tout ce qui se dit sur sa rigueur.
- Pour la même période, Alger est en tête des wilayas qui ont enregistré le plus grand nombre d’accidents de la route, soit 151suivis de 126 pour la wilaya de Sétif. Les services de la sécurité routière ont noté les causes d’accidents, parfois mortels, la première étant l’excès de vitesse qui provoque à lui seul 20% des accidents, 24% sont dus à la perte de contrôle du véhicule, 8% aux dépassements dangereux, puis vient le non respect de la priorité et la conduite en état d’ivresse.
- Par ailleurs le lieutenant-colonel Ali Bellouti a informé Echorouk que l’article 66 concernant le respect des règles de conduite et qui a suscité la polémique, ses contrevenants devant verser 2000 à 4000 dinars d’amende, sera éclairci sous peu, par un texte rectificatif basé sur l’accord passé dans le cadre de la commission ministérielle mixte qui a élaboré le nouveau texte de loi de la circulation routière.
- Le texte rectificatif lèvera toute équivoque et mettra fin aux discussions autour des effets vestimentaires pendant la conduite d’un véhicule. Certains vêtements sont de tradition et font partie de notre symbolique et de notre culture. Il est donc impossible de les d’interdire. Selon les experts, les ambigüités requièrent davantage de précisions pour faciliter l’application de la nouvelle loi par les agents de la sécurité routière.