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Liban: l'attentat contre la Finul, un message de Damas, selon Hariri

الشروق أونلاين
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Le chef de l'opposition libanaise pro-occidentale Saad Hariri a affirmé via Twitter que l'attentat qui a blessé vendredi cinq Casques bleus français dans le sud du Liban était un message de la Syrie.

Un autre message de Bachar al-Assad, écrit M. Hariri, en référence au président syrien qui réprime dans le sang depuis la mi-mars un mouvement de contestation sans précédent dans son pays et qui fait l’objet de pressions internationales et arabes croissantes. Un autre message syrien, affirme encore l’ex-Premier ministre qui vit depuis des mois hors du Liban, en réponse à une question sur l’attentat. Cinq Casques bleus français et deux passants ont été blessés vendredi à Tyr, dans le sud du Liban, lorsqu’une bombe a été déclenchée au passage de leur Jeep. Il s’agit du troisième attentat cette année contre une patrouille de la Force des Nations unies au Liban (Finul). Aucun n’a été revendiqué. L’attaque s’est produite au moment où politiques et diplomates soulignent le risque que les violences en Syrie gagnent le Liban, dont le gouvernement est dominé par le parti armé Hezbollah, allié de Damas et rival du camp de M. Hariri. Des médias et hommes politiques libanais ont exprimé la crainte que le Liban –petit voisin de la Syrie qui y a exercé une tutelle de 30 ans– ne redevienne une boîte aux lettres entre Damas et la communauté internationale, au vu des pressions exercées par les Occidentaux et la Ligue arabe. Par ailleurs, un responsable des services de sécurité à Tyr a affirmé à l’AFP que les enquêteurs étaient à la recherche de deux suspects qui ont été vus à bord d’une Mercedes dans les alentours du lieu de l’attentat, plus d’une heure avant l’attaque. La bombe dissimulée sur le bas-côté de la route et chargée de quatre à cinq kg de TNT a été actionnée à distance peu avant l’arrivée de la Jeep de la Finul, provoquant la destruction de l’avant du véhicule, a précisé ce responsable. Si elle l’avait été au moment même du passage du véhicule, aucun (soldat) n’aurait eu la vie sauve, a-t-il ajouté.

L’attaque a suscité une vague de condamnations au Liban et à l’étranger.

Vendredi, la France a dit ne pas faire de lien pour l’instant entre l’attentat contre les Casques bleus français et la Syrie, un dossier sur lequel elle est très active. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui se trouve actuellement à Doha, a réitéré sa condamnation de l’attentat lors d’une rencontre avec le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour. Il a appelé Beyrouth à mener une enquête approfondie sur cette attaque dans les plus brefs délais afin d’en juger les auteurs, selon un communiqué de son bureau. Créée en 1978 pour surveiller la frontière entre le Liban et Israël, la Finul compte actuellement 12.100 hommes. La France en est l’un des plus gros contributeurs (1.300 soldats).

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