Libye/Union africaine: sommet de chefs d'État vendredi à Addis-Abeba
L'Union africaine a convoqué une réunion au niveau des chefs d'Etat de son Conseil de paix et de sécurité vendredi à Addis Abeba, consacrée à la situation en Libye où les rebelles ont pris le contrôle de la quasi-totalité de Tripoli, a-t-on appris de source officielle.
Lundi après-midi, des représentants des 15 pays membres du CPS ont préparé ce mini-sommet lors d’une réunion à huis clos d’une heure et demi au siège de l’organisation continentale, dans la capitale éthiopienne, a constaté une journaliste de l’AFP. Ils ont échangé des informations. Ils ont beaucoup discuté de la Libye et ont décidé de ne pas diffuser de communiqué car nous aurons une autre réunion, a indiqué à la presse le porte-parole de la commission de l’UA, Noureddine Mezni. Selon lui, le mini-sommet de vendredi doit en effet être précédé jeudi d’une réunion du comité des médiateurs de l’UA pour la Libye. Le comité est présidé par la Mauritanie et comprend les chefs d’Etat du Congo-Brazzaville, du Mali, d’Afrique du sud et d’Ouganda. Le président de la Commission de l’UA Jean Ping en est également membre. Un peu plus tôt, M. Mezni avait défini les contours des prochaines réunions de l’UA sur la Libye: le principal objectif est d’engager des discussions avec toutes les parties en Libye, engager un dialogue pour trouver des solutions pacifiques à cette situation. De violents combats se déroulaient lundi autour de la résidence du colonel Kadhafi à Tripoli, au lendemain d’une offensive majeure menée par les rebelles dans la capitale libyenne. Lundi, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a annoncé qu’il convoquait un sommet cette semaine sur la situation en Libye, en présence des dirigeants de l’Union africaine et de la Ligue arabe ainsi que d’autres organisations régionales. Le patron de l’ONU a précisé devant la presse que la réunion se déroulerait jeudi ou vendredi à New York. L’Union africaine a insisté depuis le début de la rébellion libyenne sur la nécessité de trouver une issue politique négociée au conflit, demandant à plusieurs reprises -en vain- l’arrêt des bombardements de l’Otan sur la Libye.