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Lieux-Saints : des pèlerins sans nourriture pendant trois jours

الشروق أونلاين
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Le premier groupe de hadjis, est arrivé hier au pays via la compagnie aérienne Air Algérie, sans la présence, comme à l’accoutumée, d’aucun responsable à l’accueil.

Présent à l’aéroport, Echorouk a recueilli les témoignages du premier groupe de pèlerins algériens arrivé en Algérie après l’accomplissement du 5e pilier de l’Islam.

Un des hadjis interviewés, s’est plaint de l’exiguïté de leurs lieux de résidence qui leur ont été réservés en Arabie saoudite, et a conseillé à ceux qui désirent accomplir le rite du Hadj, de le faire à un jeune âge, pour éviter le lot de fatigues.

Quant à «Z.Meliani», 71 ans, originaire de Khemis Miliana, a dit que tout était normal , à l’exception du problème de nourriture, dont les hadjis s’étaient chargés eux-mêmes de l’approvisionnement, tandis que la délégation leur a fourni de l’eau, du café et autres boissons.

De son côté, une vieille dame de 76 ans, originaire de Ziama Mansouriah, a estimé que la fatigue ressentie au Hadj est tout à fait naturelle, mais elle confie qu’il est préférable d’aller au Hadj lorsqu’on est jeune et en pleine santé.

Quant à «M.Laâldja», 79 ans, originaire de la wilaya de Médéa, elle s’est plainte des membres de la délégation qui, selon elle, n’ont pas accompli pleinement leurs missions à leur égard.

Elle a ajouté être tombée malade à cause de l’absence de nourriture, et d’un hébergement et qu’elle ne trouvait rien à manger à sa faim, hormis de l’eau et des jus.

«Ils ne nous ont pas bien servis, et ne nous ramenaient que du café et des jus vers 15 heures. A Mena, c’était pire, car on est restés 3 jours sans rien manger», a déploré cette vieille dame.

«Ce qui m’a fatigué le plus, c’était la distance que j’ai parcourue jusqu’à Mena. Je suis déjà partie pour le Hadj, voici 25 ans, mais c’était bien organisé car il n’y avait pas beaucoup de hadjis», a-t-elle ajouté.

Idem pour son mari, qui s’est beaucoup plaint de la délégation, qui selon lui, ne traitait pas à pied d’égalité l’ensemble des hadjis, et il est allé même à demander d’annuler cette délégation qui ne faisait pas son travail comme il se doit.

Il a ajouté que les pèlerins égyptiens, au nombre de 86 000, étaient mieux organisés et ils avaient eu droit à une meilleure prise en charge que les siens.

Une vieille dame âgée de 78 ans, a relaté à Echorouk, qu’une bagarre avait éclaté entre deux autres femmes algériennes au Hadj, avant qu’une vieille dame n’intervienne pour les calmer.

Outre cette bagarre, des informations circulaient en Arabie saoudite, selon lesquelles un pèlerin algérien aurait égorgé son compatriote.

En plus des bousculades, le plus jeune des hadjis algériens, a dit que les encadreurs n’ont pas été en mesure d’accompagner et de bien traiter les hadjis.

Il a ajouté que les jeunes pèlerins, n’avaient pas besoin de guides et d’encadreurs, mais c’était plutôt eux-mêmes qui assuraient le travail des guides, en venant en aide et en s’occupant des personnes âgées.

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