L'Irak attribue des contrats d'extraction de pétrole à 41 groupes étrangers
L'Irak, qui cherche à augmenter sa production de pétrole, va attribuer tout prochainement des contrats à 41 compagnies pétrolières étrangères, a indiqué dimanche à l'AFP le ministère irakien du Pétrole.
Ces contrats vont notamment permettre aux géants mondiaux du pétrole de faire leur retour en Irak –un pays aux immenses réserves de brut– 36 ans après en avoir été chassés par Saddam Hussein.
“Nous avons choisi 35 compagnies de niveau international, selon leurs finances et leur expérience et nous leur avons donné la permission d’extraire du pétrole”, a déclaré Assim Jihad, porte-parole du ministère du Pétrole.
Six autres compagnies nationales étrangères de Turquie, Vietnam, Pakistan, Thaïlande, Angola et Algérie, ont également été retenues.
Ces contrats à court terme doivent être signés le 30 juin. Le ministère du Pétrole n’a pas précisé leur durée.
Les entreprises choisies “seront les premières à avoir le droit de développer les gisements”, a précisé M. Jihad, ajoutant qu’un appel d’offres serait organisé après l’adoption par le Parlement de la loi sur l’exploitation à long terme des gisements irakiens.
Les 41 entreprises retenues extrairont du brut dans le sud et le nord du pays, là où le forage est déjà fait et donc les investissements minimums.
Parallèlement, le gouvernement irakien va faire appel à cinq majors occidentaux pour des contrats d’assistance technique afin d’augmenter sa capacité de production de 500.000 barils/jour.
Le magazine spécialisé MEES avait rapporté que les accords concernaient les champs pétrolifères de Kirkouk (Shell), Roumaïla (BP), Al-Zoubair (ExxonMobil), Qurna-Ouest/Phase I (Chevron et Total), de la province de Missane (Shell et BHP Billiton) et ceux de Subba et Luhais (Anadarko, Vitol, et Dome des Emirats arabes unis).
Les principaux majors mondiaux étaient actionnaires de l’Iraq Petroleum Company, qui a eu le monopole sur les ressources irakiennes de 1925 à 1961. La production de pétrole s’élève à 2,5 millions de barils/jour (mbj) et le gouvernement voudrait arriver à 4,5 mbj.
L’Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, de 115 milliards de barils, mais manque cruellement de technologies et de capitaux.