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Londres invite le président birman au 3e jour de la visite d'Ang San Suu Kyi

Londres invite le président birman au 3e jour de la visite d'Ang San Suu Kyi

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi avoir invité le président birman au Royaume-Uni, où se trouve actuellement l’opposante Aung San Suu Kyi, ouvrant un peu plus la porte à une normalisation des relations avec le pays voici peu au ban de la communauté internationale.

“Le Premier ministre a invité le président de Birmanie à se rendre au Royaume-Uni”, a indiqué un porte-parole, ajoutant que Thein Sein avait “bien accueilli” l’invitation et que Aung San Suu Kyi, actuellement en visite à Londres, avait été “mise au courant”.

L’annonce surprise précède de peu une rencontre en début d’après-midi entre M. Cameron et “la dame de Rangoun”, qui doit ensuite s’adresser aux deux chambres du Parlement dans le cadre de Westminster Hall, un honneur rare, partagé notamment avec le général de Gaulle et Nelson Mandela.

Après 24 ans d’isolement dans son pays, l’opposante birmane a reçu un accueil de star pour cette première tournée historique de 17 jours en Europe, dont une semaine particulièrement émouvante au Royaume-Uni où elle a rencontré son mari et fondé une famille, avant d’endosser un rôle politique en 1988 qui l’a coupée du monde pendant un quart de siècle.

L’invitation lancée au milieu de cette visite hautement symbolique au président de l’ancienne colonie britannique place le Royaume-Uni aux avant-postes du rapprochement avec la Birmanie.

David Cameron avait déjà été le premier chef de gouvernement occidental à se rendre dans le pays asiatique depuis le coup d’Etat militaire de 1962. Il avait alors rencontré le président Thein Sein, un ex-général crédité dans le monde entier de l’impulsion réformatrice engagée après l’auto dissolution de la junte en 2011. C’est aussi lors de cette visite qu’il avait invité Aung San Suu Kyi à se rendre en Grande-Bretagne en juin.

Depuis un an, le régime birman dit “civil”, mais qui demeure contrôlé par les militaires, a libéré de nombreux prisonniers politiques et organisé les élections partielles du 1er avril, où la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi a remporté 43 sièges sur les 44 qu’elle briguait, devenant la première force d’opposition du pays avec quelque 10% des députés.

Un processus unanimement salué par la communauté internationale, mais qui reste fragile.

Au pouvoir depuis mars 2011, le président Thein Sein est confronté à l’une des pires crises de son mandat. Le pays est secoué depuis le début du mois par un cycle de violences entre membres de l’ethnie bouddhiste rakhine et musulmans. Les violences, dans l’ouest de la Birmanie, ont fait plus de 80 morts, mettant en exergue les tensions religieuses sous jacentes.

Les réformes entamées demandent à être poursuivies, a martelé Aung San Suu Kyi au cours de sa visite, réclamant notamment l’amendement de la constitution.

Downing Street a souligné que l’invitation au président birman vise à “poursuivre des discussions entamées quand le Premier ministre était en Birmanie en avril”, qui “”porteront sur le besoin de poursuivre les réformes”.

La Birmanie a été encouragée dans cette voie par la suspension ou la levée par de nombreux pays des sanctions en place depuis la fin des années 90.

En avril, l’Union européenne a mis entre parenthèses pour un an ses sanctions politiques et économiques, à l’exception de l’embargo sur les armes, et Washington a annoncé le mois dernier la nomination d’un ambassadeur en Birmanie, et la levée de certaines restrictions aux investissements.

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