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L'Onu dénonce la détention d'un blogueur en Égypte

الشروق أونلاين
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Le Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a dénoncé vendredi le manque de liberté d'expression et d'association en Égypte, demandant la libération des personnes emprisonnées pour avoir exercé leurs droits, en particulier le blogueur et militant Alaa Abdelfattah.

 

“Nous sommes préoccupés par ce qui semble être une réduction de l’espace  public destiné à la liberté d’expression et à la liberté d’association”, a  déclaré aux médias un porte-parole du Haut commissariat, Rupert Colville.Il a cité l’utilisation par les autorités d’une loi sur les ONG (loi 84 de  2002) “pour enquêter sur les organisations de droits de l’homme et leurs  sources de financement”.

 Colville a également critiqué le “procès militaire et l’emprisonnement  du blogueur et militant Alaa Abdelfattah”.Le militant égyptien a été placé fin octobre en détention provisoire pour  quinze jours pour “incitation à la violence” lors d’une manifestation de coptes  (chrétiens), le 9 octobre au Caire, qui protestait contre l’incendie d’une  église.

Selon une organisation de défense des droits de l’homme, Alaa Abdelfattah a  refusé d’être interrogé par le Parquet militaire parce que l’armée est accusée  d’être impliquée dans les événements. Le Parquet a alors décidé de le placer en  détention.

“Nous appelons à la libération du blogueur et à celle de tout ceux qui ont  été faits prisonniers pour avoir exercé leurs droits fondamentaux de liberté  d’expression et d’association”, a dit Colville.

Le Haut commissariat demande également aux “autorités provisoires d’Égypte  de garantir le respect des libertés d’expression, d’association et de réunion”,  a-t-il insisté, soulignant que ces dernières étaient “particulièrement  cruciales pour assurer le déroulement libre et équitable des prochaines  élections”.

Les Egyptiens doivent voter à partir du 28 novembre pour élire leurs  députés et à partir du 29 janvier pour choisir leurs sénateurs. Le futur  parlement sera chargé de rédiger une nouvelle Constitution avant l’élection  présidentielle dont la date n’a pas encore été fixée. 

Colville a par ailleurs regretté que l’Égypte n’ait toujours pas levé  l’état d’urgence et mis fin aux tribunaux militaires. “Nous exhortons les  autorités à le faire sans plus tarder”, a-t-il affirmé.


 

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