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L’ONU pour un front uni contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée

الشروق أونلاين
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Le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, Lynn Pascoe, a affirmé lundi que les pays du golfe de Guinée avaient besoin d’un ‘‘front uni’’ afin de répondre de manière efficace à la menace grandissante de la piraterie le long de leurs côtes.

 

Intervenant devant le Conseil de sécurité lors d’une réunion consacrée à ce fléau, M. Pascoe a souligné que la piraterie ‘‘est devenue de plus en plus alarmante alors que les pirates sont devenus de plus en plus violents’’.

Lors du débat, plusieurs pays ont déclaré appuyer un projet de résolution en cours d’examen par le Conseil de sécurité et préparé par le Togo qui préside actuellement cet organe de décision de l’ONU. Pour le ministre togolais des Affaires étrangères, M. Elliot Ohin, cette seconde résolution que le Conseil de sécurité s’apprête à adopter témoigne de l’engagement de l’ONU et de toute la communauté internationale à s’impliquer résolument dans la lutte, aux côtés des Etats du golfe de Guinée, contre la piraterie maritime.

Pour leur part, de nombreux pays ont appuyé devant le Conseil de sécurité les recommandations formulées par la mission d’évaluation chargée par le Secrétaire général de l’ONU d’apporter des réponses nationales et régionales à la menace de la piraterie dans le golfe de Guinée. Cette mission d’évaluation a jugé de ‘‘la plus haute importance’’ que l’ONU collabore avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Commission du golfe de Guinée en vue de convoquer un sommet commun des trois organisations, préconisé par le Conseil pour servir de cadre à l’élaboration d’une stratégie globale de lutte contre la piraterie dans la région.

La mission d’évaluation s’était rendue en novembre dernier au Bénin, au Nigéria, au Gabon et en Angola.

Le Directeur de la Commission des affaires politiques de la CEDEAO, Abdelfettah Moussa, a manifesté son inquiétude face à la dégradation d’une situation sécuritaire déjà fragile dans l’espace de la CEDEAO ’’en raison d’une part, de la résurgence des rébellions et du banditisme, de la dégradation de la sécurité alimentaire dans le Sahel et d’autre part, de l’augmentation de la piraterie et des activités illicites qui y sont associées dans le golfe de Guinée’’.

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