L'opposition yéménite demande l'aide du monde
L'opposition yéménite a exhorté la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l'Homme à faire pression pour que cesse la répression sanglante du régime contre les manifestations réclamant le départ du président Ali Abdullah Saleh.
Dans un communiqué diffusé lundi soir, les partis d’opposition accusent le président Saleh, sa famille, ainsi que la police et l’armée d’attaquer les manifestations avec l’intention de tuer. Le président s’accroche au pouvoir, affirmant que le pays sombrera dans le chaos s’il accepte de démissionner.
Par ailleurs, des membres de la tribu du président ont combattu mardi dans la banlieue de Sanaa un groupe de soldats dont le commandant s’est rangé du côté de l’opposition. Trois hommes de la tribu ont été tués, selon les deux camps.
Les heurts ont éclaté lorsqu’un convoi d’une trentaine de voitures, avec des hommes de la tribu Sanhan à bord, est arrivé au siège de la 1ère Division blindée, dans l’ouest de la capitale, pour rencontrer son commandant, le général Ali Mohsen al-Ahmar.
Des témoins présents sur place ont raconté qu’Al-Ahmar, qui vient de la même tribu que Saleh, avait rencontré un chef de tribu, Ismail Abou Hourriya, qui a tenté de le convaincre de retourner dans le camp du président yéménite. On ignorait cependant quand la fusillade a débuté. Plusieurs membres de la tribu ont aussi été blessés.
Plus tôt dans la journée, les services du président avaient précisé dans un communiqué que M. Saleh avait rencontré plusieurs chefs de sa tribu pour évoquer la situation. La puissante tribu est divisée entre ceux qui sont restés proches du chef de l’État, et ceux qui ont rejoint le camp de l’opposition.
Les troupes du général Al-Ahmar sont déployées autour de la place centrale de Sanaa pour protéger les manifestants qui y campent depuis plusieurs semaines.