L'Otan appelle à “une solution politique” urgente au conflit en Syrie
Le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a appelé lundi la communauté internationale à s’entendre sans délai pour mettre en oeuvre une solution politique en Syrie, en réaffirmant qu’une intervention militaire de l’Alliance n’était pas envisagée.
“La bonne réponse à cette crise reste une réponse politique. Et une réponse concertée au sein de la communauté internationale contre un régime qui a perdu toute humanité et toute légitimité”, a déclaré M. Rasmussen au cours d’une conférence de presse.
Saluant l’accord trouvé ce week-end à Genève, il a estimé que “la communauté internationale avait le devoir de mettre un terme” au conflit, “et de le faire maintenant”. “Ce conflit n’a que trop duré. Il a coûté de trop nombreuses vies et mis la stabilité de toute la région en péril”, selon lui.
A Genève, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe se sont accordés samedi sur les principes d’une transition politique qui comprend la formation d’un gouvernement incluant des membres du pouvoir actuel et de l’opposition.
Comme il le fait depuis le début de la crise en 2011, M. Rasmussen a réitéré lundi que “l’Otan n’avait aucune intention d’intervenir en Syrie”.
Il a en outre salué “la mesure” avec laquelle la Turquie, l’un des 28 membres de l’Otan, avait réagi après qu’un de ses avions de combat a été abattu le 22 juin par les défenses aériennes syriennes, une destruction jugée “inacceptable” par l’Otan.
Interrogé sur une possible demande de déploiement d’appareils Awacs, que possède l’Otan, dans la zone, le secrétaire général a répondu que “l’Otan n’avait reçu aucune demande de déployer des moyens militaires”.
Il a également affirmé que “l’Otan n’avait, en tant qu’alliance, pas de dialogue avec les groupes d’opposition en Syrie”.