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L’Union africaine demande l’ouverture d’un bureau à Laâyoune

الشروق أونلاين
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Siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba

La diplomatie marocaine a encaissé un premier coup dur après son retour au sein de l’Union africaine (UA) suite à l’adoption par le conseil africain pour la sécurité et la paix d’une résolution diamétralement opposée à celle véhiculée par Rabat.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) a adopté une résolution portant la réouverture du bureau de l’UA à Laâyoune, capitale de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et l’envoi d’une mission sur le terrain au Sahara occidental en cours de l’an 2017.

Le Conseil a demandé lors de cette réunion, à laquelle le Maroc n’a pas pris part, au « Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de prendre les mesures appropriées à cet égard, appelant également la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) à entreprendre, dans les meilleurs délais possibles, une mission au Sahara occidental et aux camps des réfugiés sahraouis à Tindouf en vue d’évaluer la situation des droits de l’Homme et de formuler des recommandations au Conseil».

Par ailleurs, « le CPS a appelé le Maroc et le Sahara occidental en tant qu’Etats membres de l’UA à engager dans l’immédiat des pourparlers directs et sérieux et sans conditions préalables».

 Le journal électronique « Ray El Youm » a indiqué avoir tenté vainement d’avoir une réaction officielle de Rabat, et ce faute d’une formation d’un nouveau gouvernement depuis cinq mois.

Toutefois une source marocaine ayant requis l’anonymat a révélé que «les Etats hostiles à l’unité territoriale du Maroc, à leur tête l’Algérie et l’Afrique du sud ont réussi à marquer contre le Maroc profitant de son tout récent adhésion à l’UA et la non-désignation d’un ambassadeur au sein de l’instance panafricaine».

«La réaction du camp irrité par le retour du Maroc au sein de l’UA est prévisible mais son timing et la façon dont a été élaborée la décision du Conseil de l’Union africaine pour la paix et la sécurité (CPS) sont inattendus», estime la même source.

«La diplomatie marocaine n’a pas manifesté une réaction sur le sujet en se contentant de s’attaquer au président du CPS, l’Algérien Smaïl Chergui», ajoute la même source.

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