L’urne…M. Belkhadem
Le comité des sages est parvenu à trouver une solution entre le Secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem, et ses opposants qui appellent à lui retirer la confiance lors de la session ordinaire du Comité central qui aura lieu ce vendredi.
M. Mohamed Bourezame, membre du Comité central du FLN, a affirmé à Echorouk que le « groupe des cinq », en l’occurrence Abderazak Bouhara, Mohamed Boukhelfa, Affane Guezzane Djilali, Ahmed Sbaa et Abdelkader Hadjar sont parvenus à convaincre le sectaire général du FLN à accepter « l’arbitrage » de l’urne en ce qui concerne son retrait ou son maintient à la tête du FLN. Jusqu’à mardi soir, les deux partis du conflit comptaient sur leurs positions en ce qui concerne la manière du déroulement de l’opération de retrait ou non de la confiance au SG du « vieux parti ». En effet, alors que les pros Belkhadem ont montré leur attachement à la procédure de la main levée, ses détracteurs ont demandé le vote secret qu’ils considèrent le plus proche de l’idéal démocratique.
Commentant le rapport sur le retrait de confiance du secrétaire général rédigé par les membres opposants, le chargé de communication du parti FLN, M. Aissi Qassa, a estimé que ce dernier a été établi de façon « illégale ». S’agissant de la médiation menée par des membres influents du comité central entre le secrétaire général du FLN et des opposants pour inscrire la question de renouvellement de confiance en sa personne à l’ordre du jour, il a fait remarquer que M. Abdelaziz Belkhadem « reçoit quotidiennement des cadres du parti », affirmant ne pas être habilité à débattre pareille question. M. Belkhadem avait demandé aux signataires du document de retrait de confiance, de réunir le nombre de membres requis réglementairement pour la tenue d’une session extraordinaire du comité central et de publier la liste dans la presse. « Je les défie de me présenter une liste comportant la moitié seulement des membres du comité ou de la publier dans la presse », a-t-il martelé imputant leurs actes au fait qu’ils n’étaient pas inscrits sur les listes de candidatures du FLN pour les législatives du 10 mai.