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Makri: «Il est difficile de changer le système de l’extérieur»

الشروق أونلاين
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Echorouk
Abderrazak Makri, président du MSP

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a annoncé une «nouvelle série de consultations» en vue de trouver des solutions à la crise que traverse le pays, affirmant par la voix de son président que l’initiative n’est pas une alternative à celle de la «Coordination pour les libertés et la transition démocratique».

« Nous annonçons le lancement d’une série de consultations avec toutes les parties, pouvoir et opposition », a déclaré Makri lors de son allocution prononcée vendredi en marge de l’ouverture des travaux du Conseil consultatif ( Majlis echoura).

Pour éviter une éventuelle incompréhension de son initiative des autres partis de l’opposition, le président du MSP  a expliqué que «ces consultations ne constituent pas une nouvelle initiative ou une alternative à celle de la CLTD, mais elles l’enrichissent du point de vue du Mouvement».

Par ailleurs, il a avoué qu’il était difficile de changer le système aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur: «Nous savions depuis que nous nous étions retirés de l’Alliance présidentielle que nous sommes face à une nouvelle mission nationale qui est ardue, et que ce régime politique que nous n’avions pas pu changer de l’intérieur, après que nous l’avions aidé à sauver les institutions de l’Etat lorsqu’il était faible, serait difficile de le changer de l’extérieur.»

Abderrazak Makri a également clamé l’innocence de son parti de la crise que traverse le pays. « Nous savons que notre pays traverse une réelle crise. Nous avons tenté à maintes fois d’éveiller le peuple dans l’espoir de lui ouvrir les yeux. Nous nous sommes adressés aux responsables qui nous gouvernent mais ils ont refusé le dialogue… ».

Quant au choix du retrait de son parti de l’Alliance présidentielle, le patron du MSP a soutenu que c’est « un comportement national qu’ont choisi nos militants avant le 5e congrès et l’ont affirmé pendant ce dernier, affirmant que le mouvement ne prendra part au gouvernement de quelque manière que ce soit ».

«Etre dans l’opposition ne signifie guère de s’opposer à tout ce qui vient du gouvernement. D’ailleurs, lorsque nous avons constaté la bonne politique étrangère algérienne vis-à-vis de la situation en Libye, en Tunisie et en Palestine, nous avons manifesté notre soutien au gouvernement.»

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