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Makri: «La solution n'est pas tributaire de Bouteflika, Gaïd Salah et Toufik»

الشروق أونلاين
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Echorouk
Hamrouche ( à gauche), Makri ( à droite)

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri a mis des réserves sur la lecture de Mouloud Hamrouche concernant la crise que traverse le pays, en prônant le rôle des acteurs politiques en dehors du pouvoir.

Pour Hamrouche, une sortie de crise est tributaire de trois personnages, à savoir le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah et le patron du service des renseignements, le général de corps d’armée,  Mohamed Mediène.

Dans une contribution publiée sur son compte facebook, le président du MSP partage l’avis de Hamrouche en estimant que les trois personnages puissent plutôt être une partie d’une sortie de crise, mais « ils ne peuvent pas eux seuls trouver la solution ». « Force est de souligner que Bouteflika, Gaïd Salah et Mohamed Mediène peuvent être une importante partie d’une sortie de crise, mais ils ne peuvent pas être eux seuls la solution. Ils peuvent contribuer de par leurs poids et leurs prérogatives à une solution. Ils peuvent en effet contribuer à la mise en place d’une période de transition susceptible de mener à un changement pacifique ». Selon Makri, ce changement est tributaire de la conjugaison des efforts de la classe politique.  

Et Makri de diagnostiquer le problème du système en place a dit qu’ « il ne s’agit pas d’un appareil en panne qu’il faut réparer, mais le système politique est en incapacité totale qui doit être reformulé en fonction de la volonté des Algériens».

Tout accord entre les décideurs en introduisant de nouveaux éléments pour construire un équilibre loin de la volonté des Algériens aurait des résultats controversés.

« Les trois (3B) ont accompli avec leurs compagnons d’armes lors de Guerre de Libération une mission que le monde entier reconnaisse, à savoir l’Indépendance de l’Algérie mais ceux qui ont pris les commandes du pays après l’Indépendance sans les trois (B) pendant un demi-siècle ont fait de l’Algérie un Etat dépendant du colonialisateur, en dépit des richesses dont jouissait le pays et des efforts considérables consentis par le peuple algérien », a-t-il écrit ajoutant « Si les trois nouveaux (3B) existent réellement aujourd’hui, la mission qui les honore c’est de laisser les citoyens se rencontrer, se consulter pour tenir une conférence nationale reconnaissant tout le monde, permettant une concurrence entre tout le monde et dans les différents domaines dans le respect de la loi, de la liberté et de la justice.     

« Vous étiez l’une des personnalités à qui nous avions confiée notre initiative des réformes politiques, mais la folie du 4e mandat et l’égoïsme de certains partis et de personnalités de l’opposition ont malheureusement déclenché un conflit à la veille des élections», s’est-il adressé à Hamrouche.      

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