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Mali: la crainte d'une résurgence de rébellions touareg inquiète Bamako

الشروق أونلاين
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Le retour dans le nord du Mali de Touareg lourdement armés ayant combattu en Libye avec les forces de Mouammar Kadhafi donne des sueurs froides aux autorités maliennes qui veulent à tout prix éviter la résurgence de rébellions autrefois très actives.

Communauté nomade d’environ 1,5 million de personnes, les Touareg, membres  de diverses tribus, sont répartis entre le Niger, le Mali, l’Algérie, la Libye,  le Burkina Faso, et des rébellions ont touché le Mali et le Niger dans les  années 1990 et au début des années 2000, avec une résurgence de 2006 à 2009.

A la fin de ces rébellions qui combattaient pour la reconnaissance de  l’identité touareg, voire pour la création d’un Etat, de nombreux militants et  combattants sont partis en Libye où ils ont été accueillis par le régime de  Mouammar Kadhafi, nombre d’entre eux étant intégrés dans ses forces de sécurité.

Avec la chute de son régime, remplacé à Tripoli par le Conseil national de  transition (CNT), ces hommes sont retournés par centaines avec leurs armes dans  le nord du Mali, plus particulièrement dans la région naturelle de l’Azawad,  entre Tombouctou et Kidal, berceau des Touareg.

“La situation nous inquiète, bien sûr, et une cellule de crise qui ne porte  pas officiellement ce nom est dirigée directement par le président de la  République” Amadou Toumani Touré, explique à l’AFP un chargé de mission à la  présidence malienne.

Comme pour justifier ces craintes de voir ressurgir une rébellion, trois  officiers touareg de l’armée malienne, issus de la tribu des Chamanamas, ont  récemment déserté pour rejoindre le Nord. Ils étaient proches d’un ex-mouvement  rebelle des années 1990, le Front populaire pour la libération de l’Azawad  (FPLA).

Parmi les hommes rentrés de Libye, figurent des militaires des tribus des  Iforas et Idnanes, considérés comme très proches de l’ancienne rébellion du  Mouvement populaire de l’Azawad (MPA).

Dans ce groupe, se trouve le noyau des derniers fidèles d’Ibrahim Ag  Bahanga, le plus radical des chefs rebelles touareg, mort en août dans un  accident de la route. Armé, ce noyau s’est retranché dans une zone désertique,  source de grande inquiétude pour le pouvoir à Bamako.

Une première mission dirigée par un cadre touareg pour tenter de le  raisonner, a échoué.

Toutefois, soulignent des experts, pour qu’une nouvelle rébellion touareg  structurée comme celle des années 1990 renaisse, il lui faudrait une base  arrière pour ses combattants, inexistante actuellement.

 

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